De belles rencontres

De belles rencontres

Ce matin, il nous reste 2 heures avant de finir les valises et de libérer notre chambre d’hôtel. On en profite pour faire une dernière balade pas trop loin de l’hôtel. Nous nous égarons dans des petites rues et on y découvre quelques églises. La première est quand même une cathédrale, la cathédrale catholique St Joseph. Plus loin, l’église Amzei. Petit tour du patit marché sur la place, une limonade (en fait un jus de citron vert  frais avec de la menthe et du miel présenté dans des petits pichets individuels, presque un mojito, mais il manque quelque chose).

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Dans ce quartier se trouve l’Ambassade de France, déjà pavoisée pour le 14 juillet.

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En prenant le chemin du retour nous passons devant le musée des collections d’art et en poursuivant nous passons devant la bibliothèque de l’université et l’église Kretzulescu

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On traverse à nouveau le parc Cismigiu. Et voilà, c’est fini !

En tout cas nous retiendrons de ce voyage de belles rencontres. Avec la moniale Tatiana, érudite, qui nous a décrit point par point la façade peinte de son monastère et qui a oeuvré pour l’élévation de nos âmes de pêcheurs, avec Iulia dans les Maramures, aux petits soins, qui nous a bichonné pour notre confort et qui m’a permis d’endosser ses vêtements traditionnels, avec Rudi et Ella, accueillants, qui nous ont fait goûté le vin de leur treille, un rosé au goût de fraise très prononcé, avec Alina, partageuse, qui a pris le temps de nous expliquer l’histoire mouvementé de son pays pour notre curiosité et enfin avec notre chauffeur de taxi (dont je ne connais pas le nom) qui nous a ramené à l’aéroport et avec qui nous avons eu une longue conversation enjouée et animée. Sans compter les personnes croisées ça et là : un hongrois en vacances à Rimetea qui avait envie de parler français, un hollandais à Viscri qui parlait 5 langues, une espagnole, gérante de pension,…

Nous sommes vraiment agréablement surpris par ce pays situé au croisement de 3 empires puissants : russe, austro-hongrois et ottoman, ayant subi, de ce fait, de multiples invasions et changements de régime, allant du plus brillant pendant le règne de Carol 1er au plus atroce pendant la période communiste. Aujourd’hui, nous avons croisé des paysans travaillant encore à la main dans le nord, mais avec le téléphone portable à la main, des villes universitaires jeunes et dynamiques, des églises et des monastères en pagaille démontrant toute l’importance de la religion dans ces régions, parfois des réceptionnistes ou des vendeurs pas très souriants ni expressifs. Mais nous mettrons cela sur le compte de la jeunesse de leur développement. Encore quelques années (pour refaire les routes notamment) et pour prendre pleinement conscience des atouts de la Roumanie et ce sera parfait.

Pour finir je n’oublierai pas de citer à nouveau l’agence locale Pan Travel de Cluj Napoca qui a très bien organisé notre tour.

Bon, je vais me plonger dans quelques bouquins sur la Roumanie et ensuite on se reposera la question : « et où on va maintemant ? »

A la capitale il fait chaud !

A la capitale il fait chaud !

Nous approchons du terme de notre voyage. Aujourd’hui nous visitons Bucarest accompagnés d’Alina, notre guide (www.wheninbucharest.com). On commence à 9h car la température monte vite et nous voilà partis pour une promenade de 3h. Nous nous retrouvons à l’Athénée Romain qui abrite le Philarmonique national dans une salle à l’acoustique exceptionnelle.

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Nous empruntons l’avenue de la Victoire jusqu’à la Place de la Révolution. C’est là que ce sont tenus les émeutes qui, en décembre 1989, ont conduit à l’arrestation puis à l’exécution du couple Ceaucescu. C’est sur cette place que se situait le Comité central du Parti communiste et c’est là aussi qu’un monument curieux, en forme d’obélisque, a été édifié en mémoire des disparus de ces jours sombres. Sur un côté de la place un étrange bâtiment constitué d’une maison visiblement détruite par les combats de laquelle sort un immeuble moderne tout en verre. C’était le siège de la Securitate, la police du dictateur. Son aménagement est controversé par certains mais préserver le souvenir même s’il est douloureux sous cette forme, pourquoi pas ?

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Plus loin de jolis passages joignent l’avenue de la Victoire et le coeur historique de Bucarest. Très sympas.

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On passe devant la Société Générale. Tiens ! Ils sont là aussi ! Richard, si tu veux changer d’air, Bucarest t’attend !

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Pendant notre déambulation nous admirons bon nombre de très beau bâtiments datant de la fin du 19ème siècle : le siège de la Banque Nationale, l’ancienne Bourse, la caisse des dépôts qui rappelle un peu le Petit Palais.

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Là il faut qu’on fasse une pause. On s’arrête à la Charrette à bière, pour boire une … limonade, spécialité locale. Et ça fait du bien. Et on repart. Tout près nous entrons dans la petite église du monastère Stavropoleos occupé par 6 soeurs. Cette petite église assortie d’un cloitre ouvert à tous surprend en plein coeur de la capitale par son calme. Paisible !

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Et revoilà Vlad ! il veille sur les ruines d’un ancien palais datant du 14ème siècle, le plus vieux monument de Bucarest

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Tout à côté la très belle église curtea veche, la plus ancienne de la ville est très fréquentée. En face ce trouve un ancien caravansérail (il ne faut pas oublier que la Roumanie a été occupée par les turcs pendant plus de 400 ans) très bien conservé mais assez difficile à prendre en photo car l’intérieur est plein de terrasses de cafés et de restaurants couvertes de très grands parasols qui masquent le bâtiment. C’est balot !

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Notre tour guidé s’arrête là. Un grand merci à Alina qui nous a fait passer un excellent moment. D’ailleurs on a pas vu le temps passer. Il est midi, on va déjeuner dans le Parc Cismigiu pour se rafraichir un peu.

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Dans l’après-midi, alors qu’il fait plus de 35°C, nous continuons vaille que vaille notre promenade. Cette fois nous allons voir le Parlement. Ici on se retrouve à l’ère communiste. 7 km² de la ville on été détruits pour que Ceauescu puisse donner libre court à sa folie des grandeurs. Il est vrai que le bâtiment est énorme et qu’apparemment il n’y a que des superlatifs pour le décrire ! Il s’ouvre sur une très large avenue bordés d’immeubles similaires. Aujourd’hui c’est le site du parlement et des ministères.

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La journée s’avance. Nous retournons dans la zone piétonne pour diner à la Charrette à Bière. Et là on boit une … limonade avant de diner.

Petit détail pour celles qui suivent : changement d’horaire pour notre avion qui ne décollera qu’à 19h30 avec une arrivée prévue à Bordeaux à 22h

Chez Vlad, c’était effrayant

Chez Vlad, c’était effrayant

Avant d’arriver chez Vlad, nous nous arrêtons à Rasnov pour visiter la citadelle du 14ème siècle qui domine la plaine. Très bien restaurée par endroit, en ruines à d’autres nous en faisons le tour assez rapidement.

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Et nous nous dirigeons vers Bran et son château. Donc chez Vlad. D’ailleurs connaissez vous Vlad ? Moi je ne le connaissais pas avant d’arriver ici. En fait, il s’appelle Vlad Tepes (prononcez tsépech). Et son surnom va forcément vous dire quelque chose : Dracul qui signifie dragon. Ce brave homme (enfin pas brave du tout) a vécu au 13ème siècle et il avait la particularité d’empaler ses ennemis ! Et donc un écrivain irlandais, Bram Stocker, a eu l’ingénieuse idée d’écrire un bouquin sur les vampires et l’a situé en Transylvanie, dans les Carpates. Il a également l’idée de donner le nom de Dracula à son personnage principal. Strictement rien à voir avec Vlad. Seulement voilà les responsables locaux se sont dit : »et si on disait que le château de Bran est le château de Dracula ! ». Quelle idée ! Moralité : les vampires n’existent pas !

Ceci étant dit notre visite a été terrible. L’ouverture du lundi étant à 12 h la foule s’accumule devant l’entrée. On attend et tout le monde s’engouffre à la queue leu leu dans le château. Effrayant le monde dans ces petits escaliers, dans ces petites pièces, dans ces petits racoins. On étouffe et on n’a qu’une hâte c’est d’en sortir. Donc on n’en profite pas vraiment. On admire quand même les poëles en pierre ou en faience et la jolie cour centrale. On aurait préféré être moins nombreux pour y flâner un peu plus !

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On déjeune sommairement car il nous faut prendre la route pour Bucarest. Nous devons redonner notre voiture en fin de journée et il nous reste encore quelques kilomètres à faire.

La perle des Carpates

La perle des Carpates

Notre destination d’aujourd’hui est une des premières destination touristique de Roumanie avec les bords de la Mer Noire. Pour l’atteindre nous empruntons la route qui relie Brasov à Bucarest et qui passe par la vallée de la Prahova. Cette vallée est réputée pour les stations de sports d’hiver qui l’entourent. Nous sommes désormais en Valachie avant de rejoindre la région de Bucarest demain.

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Donc la perle en question dans son écrin de verdure c’est le château Peles (prononcez pélech). Ce château a été construit à la fin du 19ème siècle par le roi Carol 1er. Et Carol voulait en mettre plein la vue, alors il n’a pas lésiné : du bois sculpté partout (style germanique assez lourd), du marbre, des pierres précieuses et surtout l’eau courante, l’électricité, le chauffage central et l’aspiration centralisée ! Et tout ça perdu dans la nature, faut l’faire !

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Il faisait dans le grandiose et le gigantesque : une collection de plus de 4000 armes de tous pays, une autre de         30 000 livres…Il a régné pendant 48 ans et à son décès c’est son neveu Ferdinand qui prend la suite en 1914.  On a déjà parlé de lui à Alba Iulia où il a été couronné. Bref, il n’y avait pas de raison qu’il n’ait pas aussi son château. Il en fait donc construire à 500 mètres du premier : le château de Pelisor. Plus petit, moins chargé en décoration car c’est la reine Marie (petite fille de la reine Victoria) qui, artiste dans l’âme, s’en est chargée.

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La plus belle pièce est sans conteste la chambre d’or où la reine Marie s’éteignit !

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Nous restons déjeuner sur le site et nous revenons à Brasov pour en faire la visite. Une promenade le long des remparts nous permet de dominer les toits de la ville.

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Puis nous redescendons sur la place du conseil avec en son centre la tour du conseil devenue le musée d’histoire. En ce dimanche après-midi il n’y a pas encore trop de monde. On s’arrête un instant devant la cathédrale orthodoxe puis nous allons visiter l’église noire qui possède le plus grand orgue de Roumanie (4000 tuyaux). Elle porte ce nom en raison d’un incendie survenu en 1684 qui toucha la ville mais qui l’épargna ne noircissant que les murs. A l’intérieur des fresques sont également noires. Elles mériteraient une bonne restauration. Dommage.

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En sortant on se rapproche du podium dressé sur la place au son d’un orchestre traditionnel. Et nous avons droit à une parade de groupes traditionnels (les mêmes qu’hier soir) qui vont se produire ici.

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En attendant ils improvisent une petite danse sur la place et on en profite !

Une fin, enfin, enfin et enfin

Une fin, enfin, enfin et enfin

Nous finissons aujourd’hui notre découverte des citadelles saxonnes avec 2 dernières visites. Nous n’aurons vu que les plus importantes, mais il y en a tant à voir ! Sur la route qui nous mène à Brasov (prononcez brachov), nous faisons un petit détour pour aller à Viscri. La route est un gruyère bien aéré. Heureusement nous n’avons que 8 km à faire. D’ailleurs en arrivant dans le village il n’y a plus d’enrobé sur la route. C’est peut-être grâce à cela que Viscri a gardé tout son charme.

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L’église est, bien entendu, fortifiée. Nous grimpons dans la tour pour une vue sur le village et sur les tours des fortifications. Nous retrouvons les petits celliers tout autour pour les villageois. Tous les codes sont respectés.

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La seconde citadelle du jour est à Prejmer à une vingtaine de kilomètres de Brasov. En arrivant, c’est la fête au village. Il y a concours de chants roumains sur la place. Enfin, je peux entendre des chants roumains !

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Mais on ne s’attarde pas car le samedi la citadelle ferme à 15 h et il est déjà 13h. Cette église fortifiée est de grande envergure, par la taille imposante de son église mais surtout par les 270 celliers répartis sur 4 étages. Impressionnant ! On passe un moment à circuler d’un étage à l’autre, à circuler sur le chemin de ronde.

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Et pendant ce temps là, le concours de chant bat son plein.

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Sur la place tout est prévu pour se restaurer et pour acheter des produits artisanaux. Alors on déjeune ici. Et devinez quoi ? Enfin je trouve des chaussures traditionnelles et je ne les paye qu’un demi-million de lei. La belle affaire !

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Et sur une affiche on voit que nous sommes au coeur du 1er festival de folklore international de Prejmer et qu’une parade avec tous les groupes invités aura lieu à 17h. Nous repartons déposer nos babages à l’hôtel en nous promettant de revenir.

Et on revient à 16h. La musique est à fond et les danseurs sont à l’oeuvre. Enfin je peux voir des danses traditionnelles roumaines. Trop bien !

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Bon et cette parade alors ? A 18h (ce doit être le quart d’heure roumain) la fanfare arrive et son cortège de danseurs : Grèce, Bulgarie, Bosnie Herzégovine, Serbie, Pologne et bien sur plusieurs groupes de Roumanie. Pas mal pour un petit village.

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Et tout ce petit monde se retrouve au milieu de la place dans une joyeuse pagaille pour danser au son de la fanfare locale. Sympathique !

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Les groupes se succèdent sur scène mais nous devons repartir vers notre hôtel, très bien situé et de notre chambre nous avons une belle vue sur la place de l’Union.

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Au pays des saxons

Au pays des saxons

Grande journée aujourd’hui. Départ à 9h pour Sibiu, que nous avions entr’aperçu hier soir avant l’orage. Nous sommes donc au pays des saxons. Ils sont arrivés à partir du 12ème siècle à la demande du roi de Hongrie qui voulait protéger ses frontières des invasions tartares. Et comme il fallait bien se protéger des envahisseurs, ils ont fortifié leurs villes ou leurs églises dans les villages. Sibiu a conservé en partie ses fortifications et son coeur de ville historique. L’église évangélique aux tuiles vernissées côtoie la cathédrale de la Sainte Trinité avec son intérieur baroque.

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Plus loin, nous entrons dans la Cathédrale métropolite orthodoxe. Magnifique fresque sur tous les murs !

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Le temps passe et nous avons un programme chargé. Nous partons à la découverte des citadelles saxonnes. Nous nous arrêtons à Axente Sever, au départ juste pour faire une photo de cette belle église fortifiée. La porte est ouverte, on peut visiter. On en profite.

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On peut monter dans la tour. On domine le village et les fortifications autour de l’église. Chaque famille possédait une pièce dans les fortifications pour stocker des réserves. Au moment des attaques le village se réfugiait à l’intérieur des murs pour se protéger. Bien pensé ! L’intérieur de l’église est quand à lui bien sobre. C’est normal, nous sommes chez les luthériens.

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dans un autre petit village tout proche, Valea Villor, une autre citadelle. Porte fermée, il est 13h. On en profite pour pique-niquer. Dans ces villages-rue, pas beaucoup de boutiques et encore moins de café ou de restaurant ! Et pas beaucoup d’endroit pour se poser quelques minutes.

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Vers 14h30 nous arrivons à Biertan. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, cette citadelle est vraiment splendide avec ses nombreuses tours. L’intérieur de l’église est aussi très sobre.

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Au total, il y a des dizaines de forteresses similaires dans cette région. Les saxons (enfin ce sont des allemands) sont repartis dans les années 90. Nous n’en avons pas encore fini car on approche de notre étape du soir : Sighisoara. Ville fortifiée, saxonne, eh oui toujours ! La citadelle est très agréable avec ses nombreuses ruelles. Nous grimpons au sommet de la Tour de l’Horloge pour une vue panoramique.

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C’est haut ! Puis nous montons au sommet de la colline pour visiter l’église de la colline (sobre). C’est haut ! Bref on fatigue. Alors on s’arrête sur la petite place centrale pour boire un coup et diner. Les rues sont presque vides. Peu de touristes dans ces régions !

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A noter que c’est ici qu’est né Vlad Tepes. On en reparlera bientôt (ça s’appelle un teaser !). Bon, on va se coucher !

 

 

En Transylvanie

En Transylvanie

Aujourd’hui, nous commençons notre journée à Alba Iulia et plus précisément dans la citadelle Alba Carolina située au coeur de la ville. La particularité de cette citadelle c’est qu’elle est de style Vauban. Et oui, jusqu’ici on s’inspire du grand homme. Les fortifications ont l’air bien solides.

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Elles encerclent un ensemble de bâtiments à fort belle allure. La cathédrale orthodoxe de la Réunion avec son clocher déporté où a eu lieu le mariage du Roi Ferdinand dans les années 1920,

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et juste à côté la cathédrale catholique St Michel qui abrite le tombeau du père de Mathias Corvin (on en a déjà parlé, grand roi de Hongrie)

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Autre caractéristique du lieu, c’est là qu’a été signé le traité de rattachement de la Transylvanie à la Roumanie.

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Nous reprenons notre route, un peu plus vers le sud, pour la micro-région de Marginimea Sibiului. Nous sommes au pied des montagnes et de charmants petits villages se succèdent. Nous visitons le musée des icônes sur verre de Sibiel. Le prêtre local a rassemblé plus de 700 icônes peints en négatif sur des plaques de verre dans cette petite région. Les peintres ne sont pas des plus doués mais ce n’est pas l’important. Certains même se prennent pour Picasso.

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Nous flânons dans les rues de ces petits villages. Les maisons sont bien alignées, colorées et toutes dotées d’immenses porches en bois sculpté.

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Avant de revenir dormir dans un de ces villages, à Saliste, nous faisons un tour à Sibiu, surnommée la Petite Vienne. Nous n’y faisons qu’un court passage pour une balade sur les remparts et l’orage nous rejoint. Les parasols des terrasses s’envolent et nous reprenons notre voiture pour poursuivre notre chemin et rejoindre notre gîte du soir. On reviendra visiter Sibiu demain matin.

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A la mine

A la mine

Nous sommes toujours à Cluj Napoca où nous avons encore un peu de temps devant nous. Notre prochaine étape n’est qu’à 70 km. On en profite pour visiter le musée ethnographique de la ville car nous avons un goût certain pour la tradition locale. Très joli musée, bien organisé et présentant une collection de tissus et de costumes traditionnels remarquable.

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Une exposition temporaire sur les chemises de femmes est vraiment très réussie et nous permet d’admirer la finesse du travail.

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Il nous faut poursuivre notre chemin. Nous allons à Turda. Ici « des papys, des papys papotaient » au pied d’un arbre sur la place centrale.

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Et il y a un marché. On y va mais il n’y a plus de chaussures ! Snif ! Il faut se faire une raison, l’occasion est passée.

Nous allons maintenant visiter une ancienne mine de sel fermée en 1932 et reconverti en centre de loisirs. Insolite ! En entrant il fait 10 °C. On emprunte un tunnel long de 900 m. On s’arrête dans une salle dite des échos (et c’est vrai que l’écho est impressionnant) et on se retrouve face à un mur de sel étonnant. Non ce n’est pas une image projetée sur une écran !

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Ensuite on commence à dominer les fosses d’extraction. Vertigineux ! Dans une des fosses ont été installés une grande roue, un mini-golf, un petit bowling, des tables de billard. Pour les atteindre prendre un ascenseur vitré ou prendre l’escalier de 150 marches. Dans la fosse d’à côté encore plus profonde on peut faire du canot sur un lac (on les aperçoit sur la 2ème photo).

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On ne s’attendait pas à ça !

Nous terminons notre journée à Rimetea, petit village dans la montagne après un passage par les gorges de Turda

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Ce village est un centre de la culture hongroise avec 200 maisons traditionnelles. Vieux centre minier, on y travaillait le fer. On visite aussi le musée ethnographique (c’est la journée) et on fait une promenade dans le village. Charmant !

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Changement de région

Changement de région

Nous entamons notre descente vers le sud. Mais avant de quitter les Maramures il nous faut bien une dernière église en bois. Ce sera celle de Poienile izei datant de 1632. Toute aussi charmante que ses congénères.

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Et bien sur, encore les jolies maisons de bois caractéristiques, et bien sur encore une petite charrette sur la route. Voilà on peut s’en aller !

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Quelques kilomètres plus loin, un tas de voitures garées sur la route nous interpelle. C’est le jour du marché à Salisteas de sus. Alors on s’arrête.

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Il y a de tout : des fruits et légumes, des vêtements traditionnels pour le dimanche, des accessoires pour les chevaux des outils de toute sorte, de la farine, des céréales, du fromage, des bassines en plastique et des chaussures en cuir traditionnelles. A ce sujet, j’aurais bien voulu m’en acheter une paire. Je m’arrête donc et demande avec les mains à un vieux monsieur combien elle coûte. Et il me répond « un million ». Je crois à une plaisanterie, il répète très sérieusement « un million ». Alors je le remercie et je poursuis mon chemin. Vraiment curieux. Je me demande bien pourquoi cette réponse. Et nous reprenons notre route. Nous quittons les Maramures et entrons en Transylvanie.

On arrive à Cluj Napoca, la 5ème ville du pays où se trouve l’agence Pan Travel qui nous a fort bien organisé ce voyage. Nous décidons de leur rendre une petite visite pour échanger sur cette première semaine. On discute et je raconte mon aventure du matin sur le marché. Et notre interlocuteur s’esclaffe « un million c’est 100 lei aujourd’hui, mais beaucoup de roumains surtout à la campagne continuent à parler en ancien lei » Ah ah ah ! Il aurait fallu le savoir ! Et je n’ai pas mes chaussures ! Je suis dégoutée.

Nous terminons notre journée à Cluj en faisant une balade dans le centre ville : l’église Saint Michel, la maison natale de Mathias Corvin qui fut un grand roi de Hongrie y a longtemps.

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Et un petit diner sur une place sympa pour finir !

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Paisible, triste et joyeux

Paisible, triste et joyeux

Nous partons plein nord en direction de l’Ukraine toute proche. Et une église typique ! Celle de Rozavlea qui a été construite en 1510 puis déplacée en 1717. Eh oui, les églises ça se déplace.

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Et une charrette, on est lundi et il faut aller au boulot !

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Notre première étape est paisible. C’est le monastère de Barsana. Contrairement à ceux que nous avons visité, il est très récent puisqu’il date de 1993. Mais sa particularité c’est qu’il a été construit entièrement en bois dans le style des Maramures. Il est occupé par une quinzaine de moniales qui s’affairent auprès de l’église. Le cadre est vraiment impressionnant avec ses bâtiments aux toits ondulés et ses massifs de fleurs.

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L’intérieur de l’église est peint de couleurs pastels qui ont fort bel effet.

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En repartant dans le village-rue nous tombons sur un arbre étrange : l’arbre à casseroles. Cela indique que la dot de la fille de la maison a été rassemblée et qu’il y a donc ici un coeur à prendre. Ca c’est selon la tradition. Aujourd’hui c’est juste pour la rappeler ou parce qu’il n’y a pas assez de place dans les placards ? Un mot du village-rue : c’est un village dont les maisons sont uniquement le long de la route principale, il n’y a pas de rues transversales et le village s’étend, s’étend, s’étend. Quand on arrive au bout on a juste le temps de reprendre un peu de vitesse qu’un autre village-rue se présente. Ca fait baisser la moyenne !

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Notre deuxième étape est triste, voire sinistre. Nous sommes à Sighetu Marmatiei et nous visitons le Mémorial de la Résistance et des Victimes du communisme. Et là c’est une autre histoire qui se déroule devant nous. Le Mémorial est installé dans la prison de Sighetu et sur 3 étages les cellules accueillent des expositions sur les différents aspects du communisme en Roumanie. On nous décrit comment méthodiquement des hommes, au nom d’une certaine idéologie, ont détruit pan après pan leur société, ont emprisonné, torturé exterminé leurs voisins pendant plus de 40 ans. Terrible !

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Après 2h de visite, il nous faut aller prendre l’air. On va voir les petites maisons dans la prairie. En fait il s’agit d’un musée regroupant des constructions typiques des Maramures.

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On continue notre route vers le nord et là sur la photo c’est l’Ukraine.

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Mais il n’y a pas de route pour y aller dans le coin. Il faut y aller à pied et traverser la rivière-frontière et on n’a pas le temps !

Il nous reste une dernière visite à faire. Nous allons au cimetière joyeux de Sapanta. C’est bizarre, mais pourtant ce cimetière est vraiment agréable. Il faut dire qu’un peintre local a commencé en 1935 à sculpter sur les tombes en bois le visage du mort et une épitaphe relatant quelques anecdotes, toujours bienveillantes sur la personne. La couleur bleue est éclatante et donne effectivement un bel éclat à ce cimetière.

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Et c’est maintenant l’heure de rentrer du boulot et pour nous l’heure de rentrer à Botiza où un ciel noir d’encre nous attend. Mais il ne pleuvra pas !

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