Sacrée palette

Sacrée palette

Aujourd’hui, une seule destination : Landmanalaugar. Cette zone volcanique est seulement accessible par des pistes.Nous quittons Fludir à 9h. Sur la route un panneau indicateur. Oh la la ! pas facile de s’y retrouver.

On trouve quand même le chemin vers la jolie chute de Hjalparfoss.

   
Et nous nous engageons sur la piste 208 en direction de Landmanalaugar. La piste serpente dans un champ de cendres. Noir sur noir. Puis un cône se distingue par sa couleur rouge planté devant des collines vertes.

   

Plus loin un autre volcan au sommet orangé.

Nous grimpons une petite côte pour découvrir au dernier moment un lac bleu turquoise.

Le lac suivant est vert bouteille et le volcan qui l’accompagne est multicolore. Un peu plus loin c’est de nouveau une myriade de couleurs qui apparait agrémentée d’une fumerolle blanche.

   
Voilà nous arrivons à Landmanalaugar. Pour rejoindre le camping et le refuge il faut traverser 2 gués consécutifs. Nous ne nous y risquons pas. D’ailleurs un parking a été aménagé juste avant. Et un peu de marche nous fera du bien. On déjeune sous une toile pour échapper à une armée de moucherons qui nous attaque sans discontinuer. Puis nous partons en randonnée pour environ 3 heures.

Nous zigzaguons dans un champ de lave à travers les blocs d’obsidienne. Tout autour nous sommes cernés par des montagnes aux mille couleurs.

   

Nous voyons le temps s’obscurcir et alors que nous sommes à la moitié de notre randonnée, une belle averse s’abat sur nous. Heureusement nous avions tout prévu. Bien protégés, nous poursuivons notre promenade jusqu’à un champ de solfatares nommé Laugavegur.

   

Alors que nous redescendons nous croisons une autre vallée fermée par des sommets tout aussi colorés que les précédents. Le sentier sinue à travers un autre champ de lave. Impressionnant. Puis nous rejoignons les bords d’un ruisseau que nous allons longer jusqu’au campement. Ici les roches sont noires, grises, vertes, marron.

       
Et nous revenons au gué de départ qu’une moto traverse sans aucun problème.

Pour quitter Landmanalaugar, nous prenons la piste 225. Les indications sont imprécises. On nous a dit que c’est une des plus belles pistes d’Islande mais qu’il y a pas mal de gués à traverser. Qu’à cela ne tienne, on va bien voir. Au départ le temps se couvre et il se met à pleuvoir. On ne voit pas grand chose et donc pour la plus belle piste il faudra repasser. Au bout de quelques kilomètres, le ciel se dégage et nous traversons un premier gué sans difficulté. Par contre le second pose question. Il faut sortir de la voiture, étudier, analyser, regarder comment coule l’eau, observer les remous. Allez on se lance. On accélère doucement, on maintient la vitesse, ça secoue un peu et ça passe. Ouf !

Le paysage s’avère surréaliste. Désertique, noir de cendre, c’est impressionnant. Parfois une touche de couleur verte surgit parmi toute cette noirceur.

   
Nous arrivons en fin de journée à Hvolsvollur pour un repos bien mérité.

Solfatares en série

Solfatares en série

On commence par une définition. Solfatare : nom féminin, terrain volcanique qui dégage des fumerolles de soufre. Voilà le programme de notre journée, sans oublier quelques bouillonnements, jets d’eau et cascade.

Hier soir le temps était bien couvert en arrivant à Kerlingarfjoll. Pendant la nuit, enfin pendant que nous dormions, il y a eu plusieurs averses et ce matin le temps n’est toujours pas bien encourageant. Nous avions prévu de monter voir un site qui nous avait été « chaudement » recommandé, mais on hésite. On y va ? On n’y va pas ? Finalement on part en voiture en se disant que si la météo est trop exécrable on redescendra. Tout simplement.

Et quelle bonne idée nous avons eue ! En cours de route le ciel se dégage. Il faut dire qu’il y a un vent très soutenu. Et voilà la vallée de Hveradalir s’offre à nos yeux ébahis !

       

Des couleurs déjà vues au Yellowstone, des fumerolles un peu partout, un rayon de soleil, un beau morceau de glace au milieu de tout cela et c’est wahoo !

On y passerait bien la journée, mais nous avons encore pas mal de route à faire aujourd’hui, enfin plutôt de piste. Et c’est reparti. Nous traversons des champs de cendres, des champs de lave, des pierriers pour arriver une heure trente plus tard à Hveravellir. Nouvelle zone d’activité géothermique avec son lot de fumerolles et de glouglous divers et variés. Attention eau chaude ! entre 80 et 100°C. On ne s’approche pas donc.

       
On déjeune sur place, prière de retirer ses chaussures avant d’entrer dans le restaurant sinon il faut nettoyer le sol.

Après déjeuner nous revenons sur nos pas toujours sur la piste qui serpente entre les deux immenses glaciers : le Hofsjokull à gauche et le Langjokull à droite.

Nous retrouvons la civilisation à Gullfoss. Cette fois nous nous arrêtons pour admirer la chute la plus célèbre d’Islande mais aussi l’une des plus belles, d’où la foule. L’eau tombe en deux temps d’une hauteur de 32 m dans le canyon et avec le soleil, nous bénéficions d’un arc en ciel du plus bel effet.

   

Tout près nous ne résistons pas à l’appel du geyser Strokkur qui assure l’animation du site de Geysir. Alors on s’arrête à nouveau et on attend la prochaine représentation qui ne tarde pas.

   

Les odeurs de soufre sont omniprésentes. Ça débouche le nez !

Il nous reste encore un arrêt à faire à la chute de Vatnsleysufoss, appelée aussi Faxi. C’est malin, ils ne pouvaient pas le dire plus tôt ?

   

Et nous voilà à Fludir, lieu de notre résidence du soir.

A côté de la plaque, mais pas que

A côté de la plaque, mais pas que

A 8h la pluie s’est arrêtée comme prévu par la météo. Nous entamons notre périple par une visite sommaire de la Baie des Fumées plus communément appelée Reykjavik. 250 000 islandais vivent dans cette communauté urbaine sur les 330 000 qui composent la population totale. On s’arrête à l’église Hallgrimskirkja, imposante de sobriété puis nous faisons une balade dans le centre ville autour d’une jolie petite place.

   

Ensuite nous slalomons entre les zones en travaux. Il faut dire que la période propice est bien courte. Et nous prenons la route vers l’intérieur des terres.

Après 40 km à travers un paysage aride nous arrivons à Thingvellir. Nous y découvrons une vallée d’effondrement occupée par un splendide lac. Mais le plus intéressant c’est la balade dans la faille  d’Almannagja qui sépare deux plaques tectoniques : la plaque nord américaine et la plaque eurasienne. Elles s’écartent chaque année de 5 mm. Pas de quoi s’inquiéter jusqu’au moment où ça craque pour de bon. Mais ce n’est pas pour aujourd’hui.

   

Tout près de là nous traversons des nuées de moucherons pour atteindre la belle chute de Oxararfoss. Ici on ne manque pas d’eau.

   
Poursuivant notre route, nous voyons apparaitre des nuages de fumées. Nous arrivons à Geysir. Et devinez quoi ? C’est d’ici que vient le mot « geyser ». Beau champ géothermique avec en vedette le geyser Strokkur qui jaillit environ toutes les 5 minutes

       
Plus loin nous laissons de côté la chute de Gullfoss et sa masse de touristes. Nous y repasserons demain. Et instantanément nous nous retrouvons seuls sur la route. Nous nous enfonçons plus avant dans l’intérieur. Les paysages évoluent.

Il nous reste un dernier détour à faire. Nous nous dirigeons vers le lac Hagavatn au pied du glacier Langjokull par une piste bien cahoteuse de 17 km et juste avant le dernier kilomètre nous rencontrons notre premier gué. Bon d’accord il n’est pas bien grand. On le franchit donc sans problème.

Nous ne pourrons pas aller au bout de cette balade, notre voiture ne nous permettant pas de gravir la pente finale très pentue. Mais les chutes qui s’écoulent du lac et l’environnement désertique méritaient le déplacement.

C’est un peu plus loin en revenant sur la piste que nous nous ferons une petite frayeur en restant bloqué quelques instants avant que le 4X4 ne fasse des miracles. Nous reprenons notre piste puis une piste plus large et plus roulante pour nous rendre à Kerlingarfjoll  où nous passons la nuit dans un hébergement perdu au milieu de nulle part. En route on peut admirer le glacier Langjokull que nous n’avons pas pu atteindre plus tôt puis au loin on aperçoit le glacier Hofsjokull.

   

Vous aurez remarqué la simplicité des noms de lieux et je ne vous parle pas de leur prononciation !

Soleil de minuit ou presque

Soleil de minuit ou presque

A notre arrivée au dessus de l’Islande, des nuages. On attend près du hublot que la terre apparaisse pour photographier la côte vue du ciel. Et au moment où on voit le sol, on atterrit ! On peut dire que le plafond est bas. D’ailleurs on ne voit rien au delà de l’aile de l’avion. Ça commence fort.

On arrive à l’hôtel, il est 22h. On se pose 3 secondes et on part à la recherche d’un restaurant, mais ils ne servent plus à cette heure. Nous nous rabattons sur une épicerie, sandwich et petits gâteaux au menu du soir, menu qui risque de se renouveler régulièrement. On déguste et voilà qu’il est déjà minuit. Donc soleil de minuit ou plutôt grisaille de minuit.

Bon, dépêchons nous de nous coucher car le soleil se lève dans 2 heures.

L’île de glace

L’île de glace

Une nouvelle destination s’offre à nous. Direction le grand nord, tout près du cercle polaire que l’on va frôler. L’Islande ! Nous allons en faire le tour. Mais là il faut s’équiper : il va pleuvoir, faire du vent et on n’aura pas trop chaud. On va manger du poisson séché et de la tête de mouton, mais on devrait en prendre plein les yeux. C’est l’essentiel !

Un tour à l’hôpital pour finir

Un tour à l’hôpital pour finir

Pas d’inquiétude, tout va bien. Il nous reste une belle visite à effectuer. Pour cela nous avons réservé une visite en français car les explications sont importantes. Nous allons à l’Hospital de la Santa Creu i Sant Pau. Encore une merveille. Mais avant, on s’arrête où ? devinez ! A la Sagrada Familia. Il se trouve que nous n’avons jamais vu la façade de la Nativité éclairée par le soleil car nous y sommes toujours venus l’après-midi. Alors ce matin on va voir ce que ça donne. Et voilà, on voit encore des éléments qu’on n’avait pas remarqué avant ! Incroyable.

   

Allez maintenant on remonte l’Avenue de Gaudi (comme c’est bizarre) et on arrive à l’hôpital : ses pavillons, ses clochetons, ses couleurs, tout nous réjouit. De nouveaux pavillons ont été restaurés depuis notre dernière visite. C’est vraiment un incontournable de la ville.

       

Il nous faut maintenant rentrer à l’hôtel pour terminer nos bagages avant notre retour en fin d’après-midi. On fait un dernier tour dans le quartier du Raval pour aller voir le chat de Botero sur la Rambla del Raval.

   

Voilà notre semaine est déjà terminée. Il fallait bien ça pour une ville comme Barcelone. Elle le mérite amplement.

Moderniste ou médiéval

Moderniste ou médiéval

On a rendez vous pour visiter la partie monumental du park Güell. Le temps est maussade et on attend même quelques gouttes d’eau. Là aussi, les travaux d’entretien et de rénovation vont bon train même si la foule des touristes est déjà bien présente. On se demande comment ce doit être en plein été.

       

Il nous reste à visiter le Barri Gotic de la ville. On se perd dans les étroites ruelles médiévales. On entre dans la Cathédrale, puis on traverse la Plaça Reial. Et on passe le reste de l’après midi à déambuler. Très agréable

   

En bord de mer

En bord de mer

Ce matin on va à Montjuic. On prend le métro jusqu’à la plaça d’Espanya où on doit prendre un bus pour monter au sommet de la colline. On en profite pour admirer les anciennes arènes reconverties en centre commercial mais qui ont quand même fière allure

Et on attend le bus, et on attend, et on attend. Au bout d’une heure voilà notre bus. On a failli s’impatienter ! Nous montons donc au Castell de Montjuic pour flâner et admirer la vue sur la ville. On en profite pour entrer dans l’enceinte du stade olympique.

       

Et on redescend tranquillement à pied, en passant par le Musée National d’Art et en longeant les fontaines. Nous voilà de retour Plaça de Espanya. Après déjeuner, nouveau changement de quartier, mais toujours en bord de mer. Direction La Barceloneta. On peut dire qu’on aura arpenté la ville.

Ce quartier longtemps habité par des ouvriers et des pêcheurs est en train de s’embourgeoiser. Il fait bon se promener dans ces petites rues perpendiculaires loin du front de mer où il faut louvoyer entre les skate- boards, les vélos, les trottinettes électriques et les rollers. Gare à toi si tu n’as pas de roue !

   
 En suivant les plages on arrive à Port Olympic, quartier aménagé lors des JO de 1992 pour héberger les sportifs. Ici se cotoient les hautes tours et le Poisson d’or, monumentale sculpture de Frank Gehry

   

 

Sacrée Famille

Sacrée Famille

Deux visites importantes aujourd’hui : le Palais Güell et le Sagrada Familia. On commence par descendre les Ramblas, encore pour rejoindre le Palais Güell. Nous l’avions vu de nuit. Alors ce sont 5 étages qui se succèdent au dessus d’un sous-sol-écurie. Ce palais permettait l’entrée des voitures à cheval à l’intérieur pour déposer les passagers au pied de l’escalier principal. Ensuite tout y est, décoration somptueuse, une chapelle, un orgue, un salon monumental, des plafonds en bois sculptés, des coins et des recoins et le toit-terrasse avec ses 18 cheminées pour lesquelles Gaudi a laissé libre court à son imagination.

       
 Vous l’aurez compris, on adore ! Mais le clou du spectacle c’est bien évidemment la Sagrada Familia. Comment rester indifférent ? La tête levée en permanence à vous donner le torticolis. Il y a tant à voir : la façade de la Nativité fourmillante de personnages, la façade de la Passion et ses formes austères et anguleuses, les 18 tours pour certaines encore inachevées, les décors végétaux éparpillés, la forêt de colonnes à l’intérieur peintes par la lumière naturelle qui entre partout, les vitraux modernes et classiques…

           
 On en prend plein les yeux, on s’apprête à sortir et on se dit qu’on n’a pas fini, alors on rentre à nouveau. Et on continue nos découvertes. Quel après-midi ! Fin des travaux toujours prévue pour 2026, pour le centième anniversaire de la mort de Gaudi.

Parc et Palais

Parc et Palais

Changement de quartier. Nous nous éloignons du centre ville pour une balade à pied dans le Park Güell. Ça monte. La visite de ce jardin méditerranéen entrecoupé de viaducs étranges est réjouissante.

   
  Ce que nous n’avions pas prévu c’est qu’il n’y a plus de place pour la visite de la partie monumentale du parc. Nous pensions naïvement que début avril, en dehors des vacances scolaires, les accès aux sites seraient faciles. Que nenni ! On cherche de la place pour les jours à venir, complet le mercredi, complet le jeudi, alors on reviendra vendredi matin comme l’empereur, sa femme et le p’tit prince.

 

On prend un taxi pour revenir dans le centre, cette fois dans le quartier de la Ribera. On déjeune tout à côté du Palau de la Musica Catalana. Ici nous avions prévu le coup et réservé une visite guidée en français. C’est l’architecte Luis Domench i Montaner (on en a déjà parlé) qui a construit cette splendide salle de spectacle. La lumière y est incroyable et l’acoustique aussi.

   
 On passe le reste de l’après-midi à sillonner les ruelles du quartier El Born. Une boutique de personnages de carnaval géants attire notre attention avant d’arriver à l’église Santa Maria del Mar avec sa nef magistrale.

   

Pour rejoindre les Ramblas, nous passons par la Plaça Sant Jaume où se font face la Mairie et le siège de la Generalitat de Catalunya. Belle place où séjourne depuis plusieurs mois de curieux anonymes barbus revendiquant l’indépendance de la Catalogne. Et nous revoilà au marché de la Boqueria, toujours bien animé et bien achalandé.