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Que d’eau, que d’eau !

Que d’eau, que d’eau !

Savez-vous pourquoi les habitants de Victoria Falls ont les oreilles décollées et le front plat ? C’est parce que tous les matins en sortant de chez eux, ils écartent leurs oreilles et se disent : mais quel est ce grondement ? Puis ils se frappent sur le front et disent : bon sang, mais c’est bien sûr, ce sont les chutes Victoria ! Ha, Ha, Ha !

Eh bien, nous y sommes et ce matin dès 7h30 nous montons à bord d’un hélicoptère pour un survol des chutes. Ici pas de consigne de sécurité, pas de casque sur les oreilles comme au Grand Canyon du Colorado. On monte dans l’hélico et on décolle. Le plus long est de payer le voyage car plusieurs monnaies sont acceptées (dollar US, euros et rand sud-africain car le Zimbabwe n’a plus de monnaie propre) et les questions de change sont un peu compliquées. Bref nous voilà partis. On commence par survoler le Zambèze, large et plat, quand tout à coup il disparait dans une faille nette de la terre. Le nuage qui s’élève au dessus des chutes est impressionnant. Les chutes apparaissent par intermittence.

De l’autre côté le fleuve a creusé un canyon profond qu’on n’imaginait pas. Splendide. Le vol est court mais nous laisse une image en 3D inoubliable du site.

Nous partons ensuite faire une promenade à pied le long des chutes. On nous prévient que les abords des chutes sont très humides et que nous seront très probablement arrosés copieusement. Aussi on nous équipe d’abominables capes noires qui nous font ressembler à des pingouins. Très esthétiques ! Mais utiles car si au début nous bénéficions de l’absence de vent, au bout d’un moment nous nous retrouvons sous une pluie torrentielle. Very funny !

Les chutes sont magnifiques. Elles apparaissent et disparaissent au gré des embruns qu’elles génèrent dans un grondement permanent. Incroyable la quantité d’eau déversée dans le canyon. On n’en voit toujours pas le fond. Nous en garderons un souvenir ébloui.

Et c’est cette dernière image que nous emportons avec nous pour le retour qui s’annonce. Nous rentrons nous changer à l’hôtel car nous sommes quelque peu humides (et le mot est faible) et nous partons pour l’aéroport de Victoria Falls, toujours aussi bien équipé. Direction Johannesburg, Paris, Nantes et Niort pour 24h de voyage.

Et voilà, c’est fini. Merci à tous de nous avoir suivis et à bientôt pour de nouvelles aventures d’Anavole.

(Toutes les photos du voyage seront très bientôt disponibles en suivant le lien « mes photos ».)

Zimbabwe, Zambèze, Zambie

Zimbabwe, Zambèze, Zambie

Nous arrivons au Zimbabwe dans un minuscule aéroport. D’ailleurs on descend de l’avion à pied, on fait 50 mètres et on est au guichet des visas. Là ça devient compliqué, un agent nous demande 30 dollars, puis il rédige un reçu à grand coup de tampons. Il passe ensuite nos passeports à sa collègue qui rédige le visa à la main. 2h d’attente pour que tout le monde passe. C’est folklorique.

Nous partons pour la minuscule ville de Victoria Falls : 2 rues et nous nous installons ensuite dans le Kingdom Hôtel qui porte bien son nom. Il est superbe. Nous avons vraiment eu des hôtels hors du commun pendant ce voyage.

Nous quittons l’hôtel à 16h pour une balade en bateau de 2 heures sur le Zambèze qui forme la frontière avec la Zambie.

L’objectif «  Coucher de Soleil sur le Zambèze ». Non ce n’est pas un titre de roman à l’eau de rose, ni de film de série B. C’est un moment extraordinaire. Nous apercevons au loin le nuage d’embruns qui s’élève des célèbres chutes que nous verrons demain.

Et le soleil se couche avec des couleurs magnifiques. Encore un bel instant dans ce voyage.

 

Et si nous parlions de l’apartheid ?

Et si nous parlions de l’apartheid ?

Mais avant  d’en arriver à cette partie de l’histoire du pays, nous nous replongeons à la fin du 19ème siècle au moment où le joug des anglais devient trop fort pour les afrikaaners (les boers) qui décident alors de partir vers le nord du pays. C’est le grand Trek. Nous visitons un monument à la gloire de ces pionniers. Très intéressant .Les images de chariots en rond nous font à nouveau penser aux Etats-Unis. Mais en face des blancs, ici, il y avait les zoulous.

Puis nous faisons un arrêt dans le centre de Prétoria et dans une très jolie maison victorienne de la même époque entièrement meublée. Magnifique.

Enfin nous terminons notre passage à Prétoria par une étape devant The Union Building, siège du Parlement d’Afrique du Sud. Ce bâtiment symbolise l’union entre les anglais et les afrikaaners.

L’après-midi, nous visitons Soweto. Le nom est pour nous très symbolique car nous avons gardé en mémoire les émeutes de 1976 qui ont fait découvrir au monde entier l’apartheid. L’idéologie du gouvernement des années 50 à conduit à mettre en place une législation interdisant les mariages ou les relations sexuelles entre noirs et blancs, édictant la séparation des races en général et dans les lieux publics en particulier. La loi prévoit des quartiers pour les blancs et les noirs qui doivent porter en permanence un passeport intérieur qui fixe les limites des zones où ils ont le droit de se trouver. Bref un régime extrêmement dur et cruel qui verra son achèvement en 1994 avec les premières élections libres. La constitution de l’Afrique du Sud est aujourd’hui l’une des plus libérales au monde.

Pour en revenir à Soweto, rien de comparable à l’idée que nous en avons. Ce quartier est devenu une ville à part entière de 2 000 000 d’habitants. Les habitations y sont plutôt en dur et en bon état bien que certaines zones soient encore des townships. Notre guide locale, Elisabeth, nous emmène dans la rue où ont vécu Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix en 1984 et Nelson Mandela, lui aussi prix Nobel de la Paix. Cette visite est très émouvante. Et c’est sur cette dernière visite que nous terminons notre passage en Afrique du Sud. Demain nous décollons pour le Zimbabwe.

Ndébélés et diamants

Ndébélés et diamants

Décidément l’Afrique du Sud est bien une terre de contraste. En témoigne cette journée qui nous a fait passer d’un extrême à l’autre.

Nous commençons par la visite d’un village reconstitué sur une ferme de 24000 hectares appartenant à un russe juif. Ce village de la tribu des Ndébélés est constitué de maisons peintes par les femmes qui nous accueillent dans leur costume traditionnel. Enfin pas tout à fait car les matières utilisées sont on ne peut plus modernes. Les explications sont néanmoins intéressantes et nous donnent un bon aperçu de ce qu’était leur vie autrefois. Aujourd’hui les ndébélés, comme les autres ethnies, se sont adaptés à leur époque.

Nous passons ensuite à un tout autre sujet car nous visitons une mine de diamants. Non, nous ne sommes pas descendus dans la mine à 600 mètres de profondeur par l’ascenseur qui transporte 100 personnes. Et non, nous n’avons pas trouvé sous nos pieds des diamants qui trainaient. La mine en surface est quand même impressionnante. Elle emploie plus de 1000 personnes. Et c’est dans cette mine, la Cullinan Diamond Mine, qu’a été découvert le plus gros diamant du monde : 3106 carats. Impressionnant !

Notre voyage nous amène maintenant à Johannesburg et Prétoria que nous visiterons demain. Nous venons de passer plusieurs jours dans des zones rurales assez peu peuplées et nous revoilà dans une agglomération de 10 millions d’habitants. La nation arc-en-ciel toute en contraste.

La ruée vers l’or

La ruée vers l’or

Nous sommes dans la région du Mpumalanga dans le pays surnommé Mac Mac car ce sont des écossais qui se sont installés en 1873 dans cette région pour y faire fortune. Le premier à avoir découvert de l’or dans le coin s’est bien gardé d’en parler autour de lui. Malin le gars. Mais au bout d’un moment il a été obligé d’aller se réapprovisionner. Il a payé avec l’or qu’il avait trouvé. Finalement pas si malin ! D’autres l’ont alors suivi qui ont été moins discrets et c’est ainsi qu’aux alentours de Pilgrim’s rest ce sont 1500 orpailleurs amateurs qui sont arrivés.

La petite ville restitue cette époque de la ruée vers l’or dans le Transvaal. Les différentes maisons sont bien reconstituées et font un peu penser à la Guadeloupe. Le musée local nous fait découvrir l’imprimerie de l’époque, le garage avec des vieilles voitures bien conservées, un logement et un magasin rempli d’objets hétéroclites.

Nous modifions ensuite notre circuit en raison d’une grève qui bloque l’accès au canyon de la Blyde River. Ils manifestent pour une question d’approvisionnement en eau. Donc nous nous orientons dans une autre direction vers un magnifique point de vue sur les immenses forêts de pins et d’eucalyptus plantées par les Sud Africains dans les années 40. Le bois est utilisé principalement pour la fabrication de la pâte à papier. Et nous terminons par un arrêt aux Lisbon Falls, très belles chutes d’eau.

My elephants are beautiful

My elephants are beautiful

Aujourd’hui, nous passons toute la journée dans le Kruger National Park. Départ à 6h dans de superbes 4×4. Nous retrouvons ici les immensités que nous avions vues aux Etats Unis. La savane et la brousse à perte de vue. Au loin le Mozambique. Pas âme (humaine) en vue. Seulement des centaines de boites à roulettes vertes remplies de touristes blancs. En plus c’est dimanche et les locaux sont en balades.

Les paysages changent sans arrêt. D’une mini forêt tropicale à la brousse (herbes hautes et acacias) à la savane telle que nous l’avons apprise dans les livres d’école.

Ici on fait la chasse au Big Five : éléphant, buffle, lion, léopard et rhinocéros. L’objectif est de les attraper tous les 5 (dans nos objectifs bien sur !). Ce qui n’est pas chose facile surtout pour le léopard, que d’ailleurs nous ne verrons pas. Par contre, nous avons vu les autres. Un pur plaisir. C’est à celui qui apercevra le premier l’animal recherché dans la nature assez dense à cette saison. On s’amuse comme des fous. Donc, on a vu des rhinocéros, des éléphants, une famille de lions, des hippopotames, des impalas, des babouins, des éléphants, des buffles, des koudous, des éléphants (y’en a plein), un malheureux zèbre abandonnés de tous, un phacochère prenant un bain de boue, des oiseaux de toutes sortes et de toutes les couleurs, des singes… Bref, le dépaysement le plus total !

PS : On n’en oublie pas pour autant la civilisation et les copains : Bon anniversaire Nathalie et bienvenue au club !

A pied dans la brousse

A pied dans la brousse

Ce matin, on démarre à 7h ! On croyait que pendant les vacances on se reposait. Mais pas du tout ! Donc petite mise en jambe d’une heure : une balade à pied dans la campagne près de l’hôtel. Nous sommes toujours dans la réserve de Milwane. On nous recommande de rester groupés autour de notre guide (bien qu’il n’y ait pas d’animaux sauvages dans le secteur). Ne pas fumer, ne pas crier, ne rien ramasser, ne pas s’écarter du chemin… Bref, il faut faire attention à la faune et à la flore environnante.

Nous croisons de nouveaux des impalas et des zèbres ainsi qu’un troupeau de gnous qui arrivent à toute allure. Le mâle devant et ses 20 femelles derrière. C’est toujours la même histoire. Notre guide swazi nous montre également des « blesbock ». C’est ce que nous comprenons de son anglais très accentué. Il faudra se plonger dans le dictionnaire au retour pour savoir le vrai nom de l’animal, une antilope avec une grande tache blanche sur la face.

Au détour d’un lac nous apercevons un crocodile, probablement à la recherche de son petit-déjeuner. Nous ne nous approchons pas !

Après cette balade nous quittons le Swaziland et nous repartons vers l’Afrique du Sud.

La brousse et les indigènes

La brousse et les indigènes

A 7h, par un temps idéal nous embarquons dans des 4×4 adéquats. Il faut grimper. C’est du sport. Puis le ranger qui nous emmène nous prévient : on verra ce qu’on verra. Si on veut être sûr de voir des animaux sauvages il vaut mieux aller au zoo. Nous partons et au détour du chemin nous nous trouvons face à face avec 2 zèbres qui dévorent le bas-côté. Puis nous nous arrêtons à côté des girafes, des impalas, de buffles et de rhinocéros blancs (qui n’ont de blanc que le nom). Finalement on était au zoo !

Nous passons ensuite une frontière vers le Royaume du Swaziland. On voit tout de suite la différence, dès le poste frontière. Ce royaume est nettement moins riche enfin surtout la population car le roi, lui, n’a pas de problème puisqu’il vient de s’acheter une voiture de 500 000 dollars et une Mercédès à chacune de ses 13 épouses ! La richesse de ce petit royaume d’un million d’habitant vient de la canne à sucre et du sous-sol.

Pour terminer la journée nous passons un moment dans un village de la réserve royale de Milwane. Nous y prenons un cours de chant, de danse, de vocabulaire et on nous montre les objets du quotidien. Très touristique mais très sympathique néanmoins. Il faut voir les hommes se trémousser avec un bâton à la main sur les chants des enfants du village !

Et pour finir notre chambre est une hutte. On s’y croirait !

Chez les Zoulous

Chez les Zoulous

Nous sommes donc arrivés hier soir dans le Kwazulu Natal. Après une visite rapide de Durban (sans intérêt) et un petit trempage de pied dans l’Océan Indien (première fois) nous partons ce matin vers le nord. Mais on nous prévient que les zoulous d’aujourd’hui portent des jeans et des tee-shirts de marque et ont dans leur poche un portable. Les costumes et danses traditionnelles sont réservés aux touristes. Ca tombe bien, nous en sommes !

Donc nous commençons par un « éco-musée » : un village de zoulous reconstitué. L’habitat et les métiers traditionnels y sont représentés. Nous avons aussi le droit à un spectacle de danses de guerriers rendues célèbres jusque chez nous par Johnny Clegg, le zoulou blanc. Les moins de 20 ans ne connaissent peut-être pas !

Nous nous rendons ensuite dans l’estuaire de Santa Lucia pour une balade en bateau. Quelques oiseaux exotiques et quelques crocodiles côtoient des familles d’hippopotames. Un bon moment de détente car il fait chaud. Nous nous sommes rapprochés du tropique et ça se sent !