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Comme un air de déjà vu

Comme un air de déjà vu

Donc réveil à 4h30 et départ à 5h. Il fait encore nuit et heureusement que notre chauffeur est un autochtone qui connait les pistes comme sa poche car on ne voit pas bien comment se repérer dans ce désert alors qu’il fait encore nuit.

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Il nous emmène au milieu du salar et il ne nous reste plus qu’à attendre le lever du soleil. Nos doigts de pieds congèlent doucement.

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L’ile Incahuasi se détache du salar uni.

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Le soleil se lève enfin il est 7h et on caille. Pourtant on est redescendus à 3670 m. Ca devrait aller mieux !

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Nous revenons vers l’ile Incahuasi pour faire une petite ascension parmi les cactus. Avant le petit déjeuner ça creuse. Au petit matin le paysage n’est pas le même que la dernière fois où nous avions fait la balade à midi.

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Nous en profitons pour prendre notre petit déjeuner (encore dehors, c’est comme ça tous les jours en ce moment). Puis nous continuons notre route sur le salar pour faire une séance photo du salar infini. Le sel forme des dessins géométriques du plus bel effet. Au loin, un fou s’est embarqué dans la traversée du salar en vélo. Quel courage ou plutôt quelle inconscience !

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Il nous reste à faire un arrêt devant un monument en sel consacré au Dakar, puis nous nous dirigeons vers Colchani, petit village qui exploite le sel du salar et les touristes. D’ailleurs, ya foule au moment du déjeuner !

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Notre avant dernier arrêt nous amène au cimetière des trains. On traverse la voie ferrée, on peut même s’y coucher car il n’y passe que 2 trains de marchandises (principalement des minéraux extraits en Bolivie et qui partent vers le Chili) par semaine et visiblement ce n’est pas aujourd’hui qu’ils passent ! Tout à côté de vieilles carcasses de locomotives se détériorent lentement. Elles datent du temps où une mine toute proche les utilisait. La mine a fermé, les locos sont définitivement stoppées.

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Le bout de notre excursion se situe à Uyuni et quand nous arrivons c’est la fête. C’est le 126ème anniversaire de la ville. Tous les habitants sont dans la rue pour voir le défilé militaire. Les boliviennes se sont mises sur leur 31.

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A 16h nous changeons de chauffeur et de 4×4 et nous prenons la route du retour. Cap vers le sud. 2h30 de piste pour arriver à Villa Mar (4000 m) où nous passons la nuit.

Désert désertique

Désert désertique

Pas chaud cette nuit (encore -15°C) mais nous étions bien couverts. Il fallait juste se dépêcher pour aller aux toilettes tout au fond du couloir et ne pas utiliser les toilettes de droite avec fenêtre ouverte en permanence. Brrrr ! Nous n’avons toutefois pas très bien dormi car à cette altitude, même au repos, nous sommes essoufflés. Enfin bref au petit matin on sort de nos lits vite fait bien fait. Petite toilette de chat, petit déjeuner sommaire et nous repartons. Mais avant il faut faire le plein du 4×4 et réinstaller les bagages sur le toit, bien emballés dans une bâche.

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On ne va pas bien loin car de l’autre côté de la laguna colorada s’écoulent des eaux chaudes. Et comme il fait encore -10°C on aperçoit au loin la vapeur d’eau. Ce petit coin doit être bien sympa car les lamas et les mouettes andines se trempent les pattes tranquilles.

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Et on reprend la piste (enfin plutôt une des nombreuses pistes tracées par les 4×4) puisqu’ici il n’y a rien que le désert. Le paysage change. Nous voilà face à l’arbol de piedra, symbole du sud Lipez, région où nous nous trouvons.

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Puis nous traversons le désert du Siloli. Là aussi de la terre sableuse partout cernée par des volcans et pas l’ombre d’une végétation.

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On emprunte un canyon où on retrouve la jareta, cette plante qui sert à faire du feu dans les habitations (mais yen a pas ici des habitations).

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Ensuite des lagunes altiplaniques se succèdent. La première est la laguna Honda. En arrivant nous croisons un renard (zorro en espagnol) pas farouche qui regarde les 4×4 passer (ici il n’y a pas de vaches qui regardent passer les trains).

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Il est midi et il est l’heure de s’arrêter pour déjeuner au bord de la laguna Hedionda. Bien sur c’est un pique-nique. Mais la vue est juste magnifique alors on ne se plaint pas du léger vent frisquet.On ne voit pas le temps passer en regardant les flamants roses à portée de main marcher ou glisser sur la lagune glacée et les canards essayant de trouver de l’eau pour tremper leurs pattes.

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En repartant on s’aperçoit qu’un pneu est légèrement percé. Aussi plus loin le chauffeur est obligé de le regonfler à la main. Mais cela ne nous arrête pas et on poursuit sur une piste là aussi plus que limite.

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Encore un arrêt à 4700 m d’altitude au mirador du volcan Ollagüe. Le volcan à cheval sur la frontière entre le Chili et la Bolivie est toujours actif.

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Il ne nous reste plus qu’à traverser le salar de Chiguana et nous arrivons à San Juan pour passer la nuit dans un hôtel de sel.

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Demain matin, notre chauffeur nous propose de partir à 5h du matin pour voir le lever de soleil sur le salar d’Uyuni. Soyons fous, on y va !

Cette fois on y est

Cette fois on y est

L’objectif de ce voyage était de terminer notre voyage inachevé d’il y a deux ans pour cause de neige. Cette fois, pas de neige, pas de pluie et un grand soleil !
Nous quittons le Chili de bonne heure. A 4400m d’altitude nous prenons un petit déjeuner extérieur (cela devient une habitude) après être passé à la douane bolivienne perdue au milieu de nulle part..

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Nous entrons dans la Réserve national de la faune andine Edouardo Avaroa et un quart d’heure après on rentre dans le vif du sujet : la laguna blanca s’étend devant nous. Elle est alimentée par une rivière souterraine et sa couleur blanche est due au bore. A cette heure et à cette saison, elle est en partie gelée. Alors on fait quelques glissades sans patin, rien que pour le plaisir !
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Juste à côté la laguna verde au pied du volcan Licancabur (le même qui domine San Pedro de Atacama sur l’autre versant. En arrivant on devine une légère couleur verte mais ce n’est pas vraiment convaincant. Au bout d’un moment le vent se lève et fait remonter à la surface les éléments qui donnent la couleur verte. Impressionnant.

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Nous poursuivons notre chemin jusqu’au désert de Salvador Dali. Plus désertique je ne crois pas que ça existe.

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Au loin un superbe volcan digne des San Juan Mountains

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On arrive ensuite à Polques. Ici se trouve une piscine d’eau à 35°C. Mais toujours compte tenu de la température extérieure avoisinant le 0°C (voire moins) nous nous contentons de regarder les courageux.

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Cette piscine se trouve au bord de la laguna salada. Superbe.

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Mais la journée n’est pas finie. Le site des fumeroles del sol de manana nous ramène vraiment au Yellowstone, geyser, boues bouillonnantes et là aussi tout le monde se balade n’importe où ! Nous sommes maintenant à 4850m, mais ce n’est pas notre record car un peu plus loin nous passons à 4890m avant d’entamer une légère redescente. Plus haut que le Mont Blanc, faut l’faire !

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Nous arrivons au refuge à 15h pour déjeuner. Puis nous repartons une dernière fois pour voir la laguna colorada que l’on aperçoit déjà du refuge. Cette fois nous sommes de retour au lac redba au Sénégal, sauf que cette lagune fait 67 km². C’est le refuge des flamants roses et les montagnes environnantes ajoutent à l’impression de tranquillité du lieu. Le vent se lève. Nous sommes toujours à 4400 m, le refuge (très sommaire) n’est pas chauffé et nous sommes 6 dans la chambre (avec 3 brésiliens).

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Ultime balade

Ultime balade

Ce matin nous profitons du centre ville de la Paz pour faire les dernières emplettes. Dès 6h du matin le concert de klaxons et les crieurs des minibus qui indiquent leur destination est impressionnant même du haut de notre 11ème étage.

Nous faisons un petit arrêt à l’Eglise St François

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avant de nous balader dans le marché aux sorcières. Les Boliviens, bien que catholiques à 80 % (héritage des conquistadores) sont vraiment très attachés à leurs anciens dieux et particulièrement à la Pachamama (la terre-mère). Ils leur font donc très régulièrement des offrandes : fœtus de lamas (en vente libre sur le marché),

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nourriture, feuilles de coca, etc… qu’ils font brûler avec des pains de graisse (également en vente sur le marché). Il faut avoir le cœur assez bien accroché !

Sur le trottoir on peut tout acheter et aussi changer son argent. Ils ne craignent rien !

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Au détour d’une ruelle une superbe fresque (pour Eric) qui sera l’image de la fin de notre voyage andin. Nous reprenons l’avion dans 2 h pour un long transfert : La Paz, Lima, Amsterdam, Bordeaux !

Et à bientôt peut-être pour de nouvelles « aventures » d’Anavole.

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PS : avec tous nos remerciements à l’agence Terres Lointaines qui a parfaitement organisé notre voyage et à leur correspondant sur place l’agence Gaston Sacaze qui nous a fourni des guides plus que compétents et des chauffeurs expérimentés.

En route vers Notre Dame de la Paix

En route vers Notre Dame de la Paix

Après une nuit plutôt courte, notre train traverse (littéralement) au petit matin le lac Poopo. Au soleil levant l’envol des flamants roses au passage du train est vraiment magnifique.

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A 9h nous arrivons à Oruro, ville minière. Elle est dominée par une statue de la Vierge du Socavon, protectrice des mineurs, qui parait-il est plus haute que le Corcovado à Rio. Nous n’y faisons qu’une courte escale car nous devons rejoindre La Paz pour nos dernières visites.

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Sur la route nous pouvons admirer la cordillère enneigée et nous retrouvons l’Illimani qui domine la Paz

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Un petit arrêt pour admirer la ville nichée dans sa vallée et sur les flancs abruptes des montagnes environnantes

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Nous posons nos valises, nous avalons un encas du Mac Donald Bolivien, Pollo Copacabana, et nous repartons instantanément pour la visite de la ville. D’abord la place Murillo, km 0 de la Bolivie, du nom du héros qui le premier lança la révolution pour l’indépendance en 1809. Sur cette place se trouve, le siège du gouvernement, le parlement et la cathédrale.

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Ensuite un petit détour par le minuscule quartier colonial avec ses superbes maisons. Nous y visitons le musée des métaux précieux où nous admirons une riche collection d’objets en or et argent de l’époque Tiwanaku, et la maison de Murillo.

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Nous croisons de drôles de zèbres. Ce sont en fait des étudiants payés pour expliquer aux habitants qu’il faut traverser dans les passages cloutés (zébrés). Cela fait 2 ans que cela dure sans beaucoup de succès.

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Nous visitons ensuite la Vallée de la Lune. Située à 10 km de la Paz, cette étendue désolée aux roches sculptées par l’érosion est vraiment impressionnante

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Le paysage environnant rivalise également de beauté

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Enfin nous rentrons à l’hôtel un peu épuisés. Mais la vue de notre chambre située au 11ème étage nous permet de continuer à profiter de cette ville atypique de jour comme de nuit.

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Bleu sur blanc ou blanc sur bleu ?

Bleu sur blanc ou blanc sur bleu ?

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Ce matin plus de trace de la tempête de sable. Le ciel est limpide, pas un nuage à l’horizon, et le salar est immaculé,  enfin presque, un camion est en train de traverser!

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Nous commençons notre journée par la visite du petit musée de Canchani. En fait il s’agit d’un autochtone un peu fêlé qui collectionne tout ce qu’il trouve et qui réalise des « œuvres d’art » avec les pierres ramassées sur les pentes du volcan Tunupa. Etrange, d’autant plus qu’il est le seul habitant du village avec sa femme.

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Puis nous partons en randonnée sur le volcan pour admirer un superbe panorama sur le salar. Balade un peu éprouvante surtout au niveau du souffle.

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Enfin après un petit arrêt pour découvrir des flamants roses, nous repartons vers Uyuni où nous allons attendre un train de nuit (départ 1h20) pour Oruro.

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Seuls dans le désert

Seuls dans le désert

Heureusement que les couettes sont épaisses (en plume de lama ?) car le chauffage a fonctionné 2 h puis nous avons eu un léger courant d’air froid persistant sur la tête pendant toute la nuit, d’où la position enfouie.

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Donc, nous voilà arrêtés dans ce charmant endroit car le refuge que nous devons rejoindre à 4600 m d’altitude pour y passer la nuit est bloqué sous la neige. Plus personne ne passe et donc nous ne pourrons pas poursuivre notre voyage jusqu’à l’extrême sud de la Bolivie (il nous restait 2 jours). C’est rageant, mais incontournable. Nous ne verrons donc pas ni désert du Siloli ni les lagunes ! Notre guide nous organise donc des visites de remplacement. Ce matin le ciel est clair. Nous commençons par la visite du village brûlé qui domine San Pedro de Quemez. Ce village ainsi que toutes les ressources agricoles environnantes ont été brûlés par les habitants pour arrêter la progression des chiliens lors de la guerre qui a opposé la Bolivie au Chili il y a 120 ans.

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Puis nous partons à la recherche de peintures rupestres et de pétroglyphes que même notre guide ne connait pas. Nous nous enfonçons seuls dans le désert. Il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde et bien entendu aucune voie carrossable depuis que nous avons quitté Uyuni.

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Finalement nous les trouvons juste avant qu’une énorme tempête de sable se lève.

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Nous ne voyons plus rien par les vitres de la voiture. C’est impressionnant.

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Nous décidons de repartir vers le Salar en désespoir de cause. En chemin nous nous arrêtons pour voir des grottes de coraux pétrifiés ainsi qu’un cimetière pré-inca. Curieux.

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La tempête de sable se lève un peu pour nous permettre de faire un pique-nique très très aéré. Puis nous retraversons le Salar pour arriver à l’hôtel à Tahua au pied du volcan Tunupa.

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Vous reprendrez bien un peu de sel ?

Vous reprendrez bien un peu de sel ?

Ca y est, on y est ! Il ne fait pas chaud. Les lits de l’hôtel sont équipés de couvertures chauffantes. C’est tout dire. Aujourd’hui nous passons la journée dans le Salar. On commence par la visite du village de Colchani où se trouve la communauté en charge de l’exploitation du sel. Dur, dur les conditions de travail !

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Puis nous traçons notre route au travers du Salar. On arrive même à voir la courbure de la terre à l’horizon. Impressionnant !

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En fin de matinée nous accostons (en voiture, c’est curieux) sur l’île de Inca Huasi, petit bout de terre volcanique parsemé de cactus (pour certains millénaires) au beau milieu d’une mer de sel. La vue panoramique sur le Salar est grandiose !

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En repartant, notre chauffeur nous annonce qu’il neige sur le chemin que nous devons prendre. Nous tentons donc un nouveau contournement par des pistes plus ou moins carrossables. Au loin on voit bien que le temps est plus que couvert.

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Après 2h brinquebalantes nous atteignons notre destination du soir San Pedro de Quemez. Trou perdu au fin fond de nulle part. On s’installe à l’Hôtel de Pierre. Il fait froid ! On va dormir avec nos chaussettes et nos polaires !

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Immensités

Immensités

Nous partons ce matin encore vers le sud. Nous avons 3 h de route à faire pour atteindre le fameux Salar de Uyuni qui nous a amené dans cette partie du monde. Ce voyage va nous faire découvrir de nouveaux paysages quasiment à chaque virage. Cela nous rappelle vraiment notre voyage dans l’ouest américain. Par contre la balade se fait entre 3800 et 4200 m d’altitude. Il fait beau et relativement chaud pour cette altitude. Il est vrai que nous ne sommes pas loin du tropique.

Nous faisons un premier arrêt pour admirer les troupeaux de lamas qui paissent dans un paysage magnifique.

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Puis arrêt pique-nique dans un paysage tout aussi remarquable : la vallée des cactus.

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Ensuite les immensités se succèdent…

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Encore un arrêt pour regarder des vigognes, ce qui est assez rare car c’est un animal sauvage en voie de disparition.

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Nous arrivons à Uyuni et nous prenons une route de sel pour arriver à Colchani.

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Notre hôtel, construit en brique de sel, est situé sur une île. Tous les meubles sont en sel. Impressionnant ! Par contre il nous prenne pour des américains. Jusqu’à présent, en Bolivie nous mangions pour 4 à 5 € par personne, ici le diner est à 17 € par personne ! Et impossible d’y échapper, il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. Ceci étant dit, le site est quand même grandiose.

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PS : pour tous ceux qui sont nés le 21, le 22 et le 24 août, très bon anniversaire. Bien que nous soyons de l’autre côté de l’océan, nous pensons bien à vous !!

Indiana Jones et les touristes perdus

Indiana Jones et les touristes perdus

ou comment nous avons mis 5h pour faire 150 km ! Nous quittons Sucre pour Potosi pour un voyage de 3h. Après 2h30, nous sommes bloqués par une manifestation dont nous ne saurons jamais l’objet. Nous ne pouvons pas passer et après discussion avec les manifestants il s’avère que le blocage peut durer plusieurs jours.

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Notre chauffeur et notre guide (qui porte le même chapeau qu’Indiana) décident alors de trouver un autre chemin. Mais il n’y a pas d’autre route. Alors nous empruntons un chemin à peine carrossable pour tenter de contourner l’obstacle (heureusement nous avons un 4×4). Nous arrivons dans un village en fête impossible à traverser. Nous empruntons donc une nouvelle déviation. Plus loin il faut s’arrêter car le filtre à air du 4×4 est encrassé. On trouve donc un garage-épicerie perdu dans la pampa pour nous dépanner.

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Après avoir contourné la montagne, le moteur commence à tousser. On se dit qu’on n’arrivera jamais ! Après plusieurs redémarrages nous voilà à Potosi (4000 m), mais impossible d’accéder à l’hôtel situé dans le centre car là aussi une manifestation bloque le passage. Nouvelle déviation et ça y est nous y sommes !

On dépose les bagages à l’hôtel et on enchaine avec le déjeuner et les visites. D’abord un petit tour sur la place centrale

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Puis nous visitons la casa nacional de moneda où l’on a frappé la monnaie jusqu’en 1950 et qui est aujourd’hui un musée. On y voit notamment 3 laminoirs en bois massif extraordinairement bien conservés

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En sortant notre guide nous emmène visiter la mine d’argent du Cerro Rico, la montagne qui domine Potosi. Cette mine est exploitée depuis l’arrivée des espagnols en 1550. Elle fonctionne aujourd’hui par attribution de concessions à des coopératives (48). Il y a environ 250 entrées de mines et plus de 16 000 personnes y travaillent. Nous entrons dans la mine (en tenue : bottes, combinaison, casque et lampe frontale) et assistons à l’offrande au dieu el Tio, protecteur des mineurs. Un moment très original et vraiment très intéressant.

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