Tag Archives: chili

Dernière heure

Dernière heure

Il ne nous reste plus qu’une heure ce matin pour faire une dernière ballade dans les collines de Valparaiso. On ne s’en prive donc pas ! Sur le Cerro Bellavista on poursuit notre découverte des murs peints. Ici une partie du quartier a même été classé en musée à ciel ouvert. Petites façades, immenses façades, cet art devient de plus en plus couru d’autant que bien souvent il agrémente largement les façades en pierre ou en zinc des maisons, les portails et les murets.

P1090545      P1090546

P1090556      P1090561

Cette petite promenade matinale est tonique car pour passer d’un cerro à l’autre il faut, bien entendu, monter, descendre, monter et descendre (c’est plus facile par les trottoirs-escaliers). Ca fait les mollets !

P1090559

Et encore on ne s’est pas attaqué aux sommets. Quand on voit la pente de la route qui monte au sommet on se dit qu’il faut être un peu fou pour aller se loger là-haut. D’un autre côté, ils n’ont certainement pas le choix.

P1090566

La dernière vue de notre séjour laisse deviner le soleil à travers la brume matinale du Pacifique telle que nous l’avions rencontrée au premier jour de notre voyage à Arica. La boucle est bouclée. Nos valises aussi. On rentre cet après-midi ravis par nos découvertes et un peu heureux de retrouver la chaleur et les douches chaudes. On a hâte !

Nous irons à Valparaiso

Nous irons à Valparaiso

ou plutôt nous y sommes. Arrivés ce matin en passant par la Vallée de Casablanca réputée pour la qualité de ses vins, nous avons passé l’après-midi à nous balader dans certains cerros (collines) de la ville qui en compte 45.

P1090365      P1090433

P1090442       P1090519

Notre balade nous a emmené dans le cerro Alegre et dans le cerro Conception qui ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

P1090418      P1090426

Les rues y sont très étroites et les trottoirs très larges !!. Il faut savoir que face au risque de tsunamis les collines ont été envahies de façon anarchiques. C’est seulement quand il a fallu distribuer le courrier que des ruelles ont été tracées. Dans le quartier où nous nous baladons des travaux d’aménagement de la voirie ont été entreprise en raison du classement de l’Unesco.

La balade n’est pas de tout repos car ça grimpe bien. Heureusement de loin en loin il y a des funiculaires pour nous aider.

P1090457

D’en haut la vue sur le port de Valparaiso et sur le Pacifique est superbe.

P1090434

Mais parfois la prise de photo est un peu compliquée.

P1090408

Nos pérégrinations dans les cerros nous font découvrir des peintures murales très originales. C’est un musée à ciel ouvert que nous découvrons à chaque coin de rue.

P1090430      P1090403

P1090404       P1090406

P1090486       P1090482

Nous retrouvons également ici les panneaux qui signalent que nous nous trouvons dans une zone à risque en raison des tsunamis possibles. Heureusement nous trouvons la voie d’évacuation et notre hôtel se trouve dans la zone de sécurité. Donc tout va bien pour cette nuit.

P1090459       P1090466

P1090532

Nous venons de passer une heure en compagnie de l’organisatrice de notre voyage, Mireille Mortz de l’agence Surinmenso. Organisation parfaite à tout point de vue. Nous avons pu échanger avec elle sur la vie des chiliens et sur ce pays que nous avons découvert car au final nous n’en connaissions rien.

La nuit est maintenant tombée. C’est notre dernière nuit au Chili. Demain nous embarquons à 15h35 heure locale pour Paris.

P1090542

Dernier tour en Atacama

Dernier tour en Atacama

Nous faisons ce matin notre dernière excursion dans le désert d’Atacama. Nous allons tout d’abord à la Vallée Arc en Ciel qui porte très bien son nom tant la palette des couleurs est variée. Et bien évidemment, petit déjeuner dehors, en préparation près de l’autobus.

P1090266    P1090277

P1090285     P1090291

P1090297      P1090309

 

Notre ultime arrêt est pour le site de Yerbas Buenas pour admirer des pétroglyphes sculptés dans la roche il y a plus de 2000 ans. Ils sont encore très bien conservés.

 

P1090327      P1090334

 

Sur le chemin du retour nous croisons des guanacos, les ancêtres des llamas. Et au loin une tempête de sable est en train de se lever sur San Pedro de Atacama. C’est donc le bon moment pour partir vers Santiago pour terminer notre périple.

P1090345      P1090359

1000 km de désert

1000 km de désert

Et voilà ce matin nous achevons un tour de 1000 km dans le sud lipez aux déserts merveilleux et aux lagunes colorées. Ce fut rude notamment en raison de l’altitude, du froid, de l’état des pistes que nous avons empruntées et des conditions d’hébergement plus que sommaires. On nous avait prévenu mais au final nous ressortons de ce périple avec les yeux éblouis par les merveilles que la nature nous a offert. Nous quittons notre refuge à 5h du matin. Le chauffeur fait une pause à 7h tout près de la laguna salada et des eaux chaudes de Polques. A cette heure pas de baigneur.

P1090206

Le soleil se lève et le paysage se découvre sous les rayons encore rasants

P1090212

Nous arrivons à 8h à la frontière. Petit déjeuner sur place arrivé du Chili avec le bus qui va nous ramener à San Pedro.

P1090216

Tout de suite la question se pose : nous venons de quitter la Bolivie, devons-nous tourner à gauche ou à droite ? Finalement ce sera à droite. L’Argentine devra attendre un autre temps.

P1090220

Nous commençons à descendre vers San Pedro : 1600 m de dénivelé en 20 km. Ca fait une bonne pente mais cela nous laisse le temps d’admirer encore le salar d’Atacama au loin.

P1090223

Au fond l’oasis de San Pedro de Atacama où nous allons de nouveau passer la nuit.

P1090225

Mais ce n’est pas encore fini. Demain matin nous avons encore une excursion à faire avant de rejoindre Santiago dans l’après-midi.

Ciel et terre

Ciel et terre

Hier soir nous avons passé une soirée extraordinaire ! (Message personnel pour Monique : le ciel austral est grandiose !). Nous avions rendez-vous avec un astronome français installé depuis 15 ans à San Pedro. Il faut dire qu’ici les conditions d’observation sont optimales, 300 nuits claires par an et quand on dit clair c’est clair. A 20h15, bien emmitouflés dans des couches de vêtements chauds nous commençons notre observation : la croix du sud, alpha du centaure, la couronne boréale, la couronne australe,les nuages de Magellan, le scorpion, le bouvier, un petit bout de la grande ourse qui est déjà proche de l’horizon, Vénus tout près (à vue d’oeil) de Jupiter, Saturne et la voie lactée avec ses millions d’étoiles. Notre conférencier est parfait et nous apprend énormément de chose sur le mouvement du ciel (qui en réalité ne bouge pas, mais vous le saviez déjà que la terre tournait ?). Puis observation sur 9 télescopes orientés vers diverses nébuleuses, étoiles et planètes. J’ai juste fait une photo d’un télescope car pour prendre le ciel en photo il faut être équipé sérieusement. Bref une soirée mémorable !

P1080525      P1080528

Rentrés à 23h, nous n’avons pas eu beaucoup de repos car ce matin le départ est fixé à 5h. Nous aurions pu conserver notre équipement car nous nous rendons aux Geysers du Tatio à 4350 m d’altitude. Et comme il est très tôt, il y fait -15°C. Pourquoi, me direz-vous, partir si tôt ? Eh bien parce que les geysers du volcan Tatio sont le plus visible à l’aube en raison de l’amplitude thermique entre la température de l’eau souterraine et le froid de l’aube. A notre arrivée le jour n’est pas encore levé mais déjà les fumeroles sont partout.

P1080532

Il fait vraiment froid, mais les touristes sont nombreux pour assister à ce spectacle hors du commun. Nous sommes dans la caldera du volcan et plus de 40 geysers nous entourent (11% des geysers de la planète) et en tout cas le champ de geysers le plus haut du monde. C’est un petit Yellowstone condensé.

P1080546         P1080565

La différence avec le Yellowstone c’est qu’ici rien n’est balisé. Les véhicules et les piétons circulent quasiment où bon leur semble. Ca fait quand même un petit peu peur !

P1080570

Il est maintenant l’heure du petit déjeuner (dehors bien sur et toujours à -15). La table est dressée à côté du bus et on fait cuire les oeufs dans l’eau bouillonnante, réchauffer l’eau pour le thé et le café au même endroit. Incroyable !

P1080579

La clarté augmente et le paysage devient de plus en plus surréaliste.

P1080583      P1080614

On reprend le bus et on s’arrête un peu plus loin devant une piscine d’eau chaude. Malgré la température extérieure, des fous se déshabillent et entrent dans la piscine (pas nous parce qu’on n’est pas fou !). La sortie sera rude !

P1080612

Nous nous baladons pendant tout un moment dans ce magnifique paysage mais les photos parlent d’elles-mêmes.

P1080621         P1080635

P1080630            P1080625

Le soleil est déjà levé depuis un moment mais la glace est encore là par endroit

P1080640

En redescendant vers San Pedro nous traversons de nouveau le désert et croisons une mouette andine dansant et la petite église penchée du village de Machuca (14 habitants)

P1080648       P1080676 P1080663       P1080653

Demain matin nous partons pour la Bolivie jusqu’à Dimanche. Dans cette partie du voyage nous allons coucher en refuge dans le désert (on nous a demandé d’emmener 5 litres d’eau par personne, c’est tout dire !). Donc pour la suite du voyage il faudra attendre quelques jours !

Lagunes, volcans et salar

Lagunes, volcans et salar

Départ au petit matin pour nous rendre aux Lagunes altiplaniques. Nous quittons San Pedro à 2450 m pour rejoindre les lagunes Miscanti et Miniques à 4350 m au pied des volcans des mêmes noms. On s’y rend par une route à travers des steppes sauvages.

P1080461

En fait ces deux lagunes n’étaient qu’une à l’origine. Elles ont été séparées par une coulée de lave lors de l’éruption du volcan Miniques mais communiquent toujours en souterrain. Au lever du jour c’est vraiment superbe. Nous prenons notre petit déjeuner dehors au bord de la lagune Miniques. Il ne fait pas chaud mais comme il n’y a pas de vent c’est supportable.

P1080422            P1080435

Puis nous revenons à pied vers la lagune Miscanti en traversant le champ de lave parsemé de l’unique plante survivant ici.

P1080436       P1080443

En redescendant nous retrouvons des vigognes toujours aussi fines et élégantes. C’est leur domaine réservé. A cette altitude il n’y a pas pléthore d’animaux.

P1080466

Nous sommes entourés de volcans tous plus beaux les uns que les autres avec leurs sommets couronnés de neige.

P1080471

Nous faisons un arrêt rapide à Socaire, village traditionnelle avec une église en adobe datant de 1760. Nous sommes déjà à 3450 m. Le clocher est séparé comme toujours dans les régions que nous avons traversé. On nous a donné deux explications : la première est que les habitants souhaitaient séparer le clocher (symbole masculin) de l’église (symbole féminin) comme dans la tradition indienne, la seconde est que la région est secouée de tremblements de terre très régulièrement et qu’il est plus prudent de séparer le clocher de l’église pour éviter qu’il ne s’écroule sur l’église.

P1080477

La suite de notre balade nous amène au Salar d’Atacama. Ce salar est bien différent de celui d’Uyuni puisqu’il est constitué par l’évaporation des eaux souterraines et que le sel reste mêlé à la poussière ambiante car il ne pleut quasiment jamais. Il est très chargé en lithium, en bore et en potassium. La production mondiale de lithium vient à presque 30 % d’ici.

P1080481                       P1080486

Au centre du salar, la lagune de Chaxa est le refuge des flamants roses.

P1080482       P1080492

En se rapprochant de San Pedro nous nous arrêtons à Toconao, 2ème oasis la plus grande après San Pedro. Au centre du village l’église naturellement avec son clocher séparé. L’escalier de la chaire et la porte du clocher sont en bois de cactus.

P1080516

Et nous voilà de retour à San Pedro au pied du cône parfait du volcan Licancabur.

P1080521

Ce soir, si les nuages n’apparaissent pas, soirée astronomie : 2 couches de pantalons, 4 épaisseurs de pull et parka, bonnet, écharpes et gants seront de rigueur.

Atacama

Atacama

Après une nuit écourtée dans le bus, nous sommes arrivés à San Pedro de Atacama vers 10h. Le soleil est présent, mais un petit vent nous refroidit légèrement.

P1080371

Nous nous installons à l’hôtel, puis nous partons en reconnaissance. La ville n’est pas bien grande, c’est également une oasis perdue dans le désert et ses maisons en adobe lui donnent un certain charme. En milieu d’après-midi nous partons en excursion vers la Vallée de la Lune. Du haut de la plus haute dune on découvre un paysage coloré et des vallées blanchies par le sel. C’est superbe. Le désert est cerné par les volcans qui malheureusement sont sous les nuages noirs. Il doit pleuvoir ou neiger sur les sommets à plus de 6000 m qui nous entourent.

P1080380      P1080405

P1080401       P1080396

P1080382

Plus loin nous montons au mirador de la Vallée de la Mort. Cette vallée s’appelait en réalité la vallée de Marte pour Mars car ses rochers sont rouges et une mauvaise prononciation a transformé Marte en Muerte. Au coeur de la cordillère de sel ce canyon découpé par le vent rappelle un peu (en beaucoup plus petit) Bryce Canyon.

P1080410

Enfin nous nous rendons à un point de vue pour voir le coucher de soleil sur la vallée de la Lune. Mais point de coucher de soleil à l’horizon, les nuages ont envahi le ciel chilien.

P1080418

Un dernier coup d’oeil et on revient à San Pedro pour la nuit.

Aux alentours d’Iquique

Aux alentours d’Iquique

Aujourd’hui nous continuons notre visite du désert de Tarapaca. Les oasis se succèdent. Nous nous arrêtons à Matilla pour visiter l’église Saint Antoine de Padoue où une représentation de la Cène grandeur nature est du plus bel effet

P1080310       P1080315

La route est sans fin dans ce désert exclusivement minéral

P1080317

La visite suivante se déroule sur le site des géoglyphes de Pintados. Plus de 400  représentations couvrent les versants des collines du salar du même nom. Elles dateraient de 1000 à 1400 et les spécialistes s’arrachent les cheveux car ils ne trouvent toujours pas de signification aux figures dessinées.

P1080323       P1080336

Après déjeuner, nous visitons Humberstone, ville fantôme n’ayant pas survécu à la fin de l’exploitation massive du salpêtre dans la région. On se croirait à  Cody dans les ghost towns de la ruée vers l’or. Ici c’était l’or blanc. Elle a été occupée par 5000 habitants et est aujourd’hui sur la liste rouge des monuments en grand péril de l’Unesco. Effectivement !

P1080347       P1080351

Certains bâtiments sont encore debout et on se demande pourquoi, d’autres sont en rénovation. Une des particularité du site est la piscine aux plaques de tôles rivetées avec gradins et plongeoirs. Dans une région où la moindre goutte d’eau est sacrée c’est vraiment surprenant.

P1080356

Nous écourtons notre visite en raison d’une tempête de sable. De plus nous ne sommes pas bien sur que les tôles des toitures vont bien résister au vent.

P1080365

Nous terminons la première partie de notre voyage avec notre chauffeur Mario et notre guide Andrea à la gare routière d’Iquique, ville étonnante, coincée entre le Pacifique et une immense dune de sable. Ville potentiellement exposée aux tsunamis. La signalisation à chaque carrefour l’indique au cas où les habitants l’oubliraient.

P1080369

Ensuite nous nous armons de patience : 7 h d’attente pour prendre un bus de nuit à 23h vers San Pedro de Atacama. On part, on s’endort car nous bénéficions de sièges couchettes et à 3h du matin nous nous retrouvons tous dehors à grelotter avec nos valises à la main pour passer un contrôle de sécurité comme dans les aéroports mais en pleine nature ! Quand tout le bus est passé, nous avons le droit de reprendre notre nuit. Sympa !

 

De toutes les couleurs

De toutes les couleurs

Ce matin il fait … froid ! Nous sommes arrivés à Colchane (3850 m) en fin d’après-midi pour y passer la nuit. Pas très animé comme endroit. Nous sommes à la frontière avec la Bolivie. Au loin la neige menace sur les sommets

P1080258

Petite particularité, dans cette bourgade de 4000 habitants, il n’y a de l’électricité que de 20h à minuit. Une petite centrale (un gros groupe électrogène) alimente la ville avec ses petits moyens : Il faut donc s’en accommoder. La conséquence c’est qu’il n’y a pas de chauffage et bien sur pas d’eau chaude d’où une toilette de chat.

Mais rien ne nous arrête, nous prenons notre petit déjeuner à la lueur d’une lampe à gaz puis nous repartons vers le sud. Notre route nous promène à travers des paysages tous différents. Cela nous rappelle nos voyages dans l’ouest américain. Des immensités et des vues différentes à chaque virage. Voici un petit assortiment.

P1080263      P1080281

P1080274      P1080273

P1080269      P1080267

Plus loin sur la route nous atteignons le point culminant de la journée à 4350 m. Hier, en quittant le Salar de Surire nous avons franchi un col à 4720 m. Notre record !

Nous sommes redescendus à une altitude plus normale et la chaleur a nettement augmenté. Nous avons pu enlever 2 couches de vêtements. Nous nous arrêtons pour admirer le géant de Tarapaca, géoglyphe de 86 m de haut au sommet de sa colline.

P1080286

Puis nous visitons la Tirana, petit village dotée d’une grande église. C’est le lieu d’un immense pèlerinage mi-juillet qui attire 200 000 personnes pour célébrer la Vierge de Carmen par des chants et des danses religieuses. Chaque étoile au plafond est une offrande des pèlerins.

P1080290

Nous arrivons à notre destination de la journée en milieu d’après-midi : l’oasis de Pica. Il fait de plus en plus chaud aussi nous nous autorisons un plongeon dans une piscine d’eau douce à 28°C. Vraiment plaisant.

P1080297       P1080298

En revenant à pied à notre hôtel, nous traversons le village quasi désert. C’est normal , dans une demi-heure débute la finale de la Copa America qui oppose le Chili à l’Argentine. Du coup, bien que nous soyons samedi tout le monde est devant sa télé. De toutes les maisons sortent le même son ! Le Chili n’a jamais gagné cette coupe aussi l’enjeu est de taille.

P1080302

Nous faisons une dernière visite à l’église locale et nous rentrons à l’hôtel.

P1080307

Au final, le Chili a gagné la Copa. Concert de klaxons, cornes de brume et pétards vont nous accompagner une bonne partie de la nuit !

Seuls dans le désert

Seuls dans le désert

Pour ne rien changer, nous repartons sur la route vers la Bolivie pour quelques kilomètres seulement avant d’obliquer vers le sud. Les camions sont toujours là et comme la route est en travaux sur des kilomètres, on peut voir ce que ça donne avant et après le passage d’un camion.

P1080162         P1080163

Ensuite nous entrons sur la piste et nous la quitterons seulement à notre arrivée à 200 km de là. Ca secoue dur mais les paysages sont tellement impressionnants que nous ne faisons pas attention au transport.
Nous contournons tout d’abord le volcan Guallatire, actif, avec ses fumerolles au sommet.
P1080173           P1080184

Au pied du volcan le village du même nom (qui veut dire en aymara la place des oies sauvages) ne comporte qu’une habitante qui tient l’auberge et le poste de police qui surveille les allées et venues dans la Réserve des Vigognes que nous traversons.
P1080181

Un peu avant nous avions traversé le village d’Antuca, 2 habitants. On en a vu une courir (à 4000m) après un muro, une sorte de lama sans oreillle.
P1080177      P1080178

Aux bords de la piste toute une faune se balade : des suris (prononcez souri) qui sont des petites autruches, des vigognes (car nous sommes quand même dans leur réserve) et des lamas. En interrompant un troupeau en train de traverser la route, on bénéficie d’une belle brochette.
P1080188      P1080201 P1080192

Nous arrivons au Salar de Surire (la place des autruches) à 4245m d’altitude. Ce salar de 17km² est exploité sur 7 km² pour l’extraction du bore. Il est protégé sur le reste de sa superficie car c’est une zone de nidification des flamants roses.
P1080212      P1080213

Nous pique-niquons à Chilcaya (village fantôme) au bord du salar (fait froid !) puis nous en faisons le tour pour continuer notre chemin. A l’extrémité du salar se trouvent les thermes de Polloquere. C’est en fait un mini Yellowstone : odeur de soufre, couleur bleu turquoise par endroit et eau oscillant entre 30 et 80°C. En pratique on peut s’y baigner mais pour ça il faut se déshabiller, enlever nos 4 couches de vêtements (tee shirt + pull+polaire+parka), et avec le vent qu’il fait c’est mission impossible pour nous. Il est vrai que nous ne sommes pas très courageux !
P1080225

Plus loin de nouvelles immensités s’offrent à nos yeux, dominées par un superbe volcan.
P1080244      P1080251

Enfin nous terminons cette immense journée passée loin de toute civilisation (pas vu d’être humain entre 10h et 17h) par un arrêt dans le village cérémoniel d’Isluga. Plusieurs villages sont ainsi abandonnés mais revivent au moment des solstices d’hiver (en juin) et d’été (en décembre) pour des cérémonies plus païennes que religieuses qui rassemblent des milliers de personnes.
P1080254