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Etosha Troisième et dernière

Etosha Troisième et dernière

En arrivant hier soir, notre guide constate qu’un pneu arrière est dégonflé. Pas d’inquiétude, on regonflera demain matin avant de partir. Donc, au petit matin, 7h comme d’habitude, on se rend à la station de gonflage. Et là, il faut se rendre à l’évidence : le pneu est crevé. Alors changement de pneu ! Du coup on part un peu plus tard pour faire un dernier tour sur les pistes du parc.

Nos premières rencontres sont des oiseaux : le plus lourd oiseau volant, l’outarde Kori. Il y en a plein en balade.

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Puis un plus petit oiseau qui essaye de passer inaperçu en ne bougeant plus dans l’ombre du 4×4, mais c’est raté car on le voit. C’est un court vite à double collier.

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Et enfin une crécerelle aux yeux blancs perché sur la végétation.

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On continue notre promenade. Des troupeaux d’oryx profitent de l’herbe fraiche (enfin moyennement) du matin.

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En lisière du pan, une famille de gnous bleus prend l’eau.

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Notre guide est intéressé par tout ce qui bouge : un bousier (qui pousse une bouse donc) au milieu de la route, l’arrête. Elle nous explique que c’est une femelle qui constitue une boule dans laquelle elle va mettre ses œufs. Drôle de mœurs !

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Notre tour n’est pas fini : on suit un buballe (une antilope) et on trouve une troupe de springboks à l’ombre de 3 malheureux petits arbres. Il n’est que 10h mais le soleil est déjà chaud.

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Voilà, on cherche un guépard près d’un point d’eau où d’autres guides l’ont aperçu hier et avant-hier. Mais point de guépard à l’horizon. On se prépare à quitter le parc quand un attroupement de voitures nous laisse penser que quelque chose est en train de se passer. On s’approche et on voit, enfin on suppose que l’on voit un lion. Cette masse grise sur le sol c’est bien un lion. La tête est à gauche (oui je sais, ce n’est pas évident).

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Au bout d’un moment, il doit être un peu trop au soleil, il se relève donc et va se recoucher plus près de l’arbre, bien à l’ombre pour poursuivre sa petite sieste matinale.

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Et voilà, cette fois c’est fini. On sort du parc et on met cap plein sud vers Windhoek pour reprendre le vol de retour en fin de journée.

La route est rectiligne sur 400 kms, sans quasiment aucun village. De quoi endormir n’importe quel conducteur. Mais notre guide est vraiment résistante. On ne s’arrête que pour déjeuner et prendre une photo des termitières qui pullulent dans les champs qui longent la route.

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Et on repart. Nous arrivons à l’aéroport de Windhoek à 18h. Décollage à 21h25 précises pour Francfort puis Paris. Il faut dire que c’est le dernier vol de la journée à l’aéroport. Ils doivent fermer derrière nous !

Bilan global fort positif. Très bonne organisation du tour par l’agence locale Mowpan et surtout nous avons eu la chance d’avoir pour nous, Mathilde, toujours disponible et toujours attentive à son environnement et aux êtres vivants qui le composent, qu’ils soient petits ou grands, qu’ils soient humains, animaux ou végétaux. La Namibie est vraiment un superbe pays. Nous n’en avons découvert qu’une petite partie et on pourra probablement envisager d’y revenir !!

 

Etosha Deuxième

Etosha Deuxième

Les portes du camp ouvrent à 7h. On est près pour une grande journée dans le parc. On s’en va vers l’est. Les premiers animaux montrent leurs museaux : une hyène tachetée qui aboie à la recherche de ses congénères, des gnous bleus accompagnés de springboks. Peu d’animaux rencontrés pendant ce début de matinée. Il faut dire que le parc fait 22 000 km² et que c’est la fin de la saison des pluies et que l’eau ne manque pas dans le parc, les animaux ne sont donc pas forcément nombreux aux points d’eau.

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On se dirige ensuite vers Etosha Pan, un ancien lac salé asséché depuis des millions d’années. On retrouve un faux air du salar d’Uyuni. D’ailleurs on s’amuse à faire des photos « illusions d’optique » comme là-bas. L’éléphant qui patauge au loin dans une mare de boue n’est pas une illusion.

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Au point d’eau suivant c’est toujours vide. Bon sang mais où sont-ils donc tous passés ?

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Heureusement on ne manque pas d’autruches. Il parait que les mâles ont les tibias roses au moment de la reproduction. Ce n’est pas flagrant sur la photo

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Au bord de la route, les oiseaux ne manquent pas : un vanneau armé et un francolin au col rouge.

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Ah enfin un point d’eau habité : zèbres des plaines et impalas

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On s’arrête déjeuner à Halali et comme il fait assez chaud et qu’on est parti depuis 7h ce matin, on décide de faire une pause au point d’eau de Moringa accessible depuis le camp d’Halali. Et là c’est le show des éléphants. Au moment de notre arrivée, ils partent ! Ca commence bien ! Pas grave, on s’assoit à l’ombre et on récupère de notre matinée. Il y a 2 retardataires, enfin plutôt 3, car il y a un tout petit entre les 2 : on aperçoit sa trompe !

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Sur le bord de l’eau, une colonie de cigognes de Namibie. Pendant ce temps les éléphants sont partis manger dans les arbustes et les buissons.

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Peu de temps après, arrive un autre éléphant, un mâle solitaire qui semble assez vieux

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Un jeune vient le saluer.

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Et revoilà la troupe. Ils ont soif à nouveau. Et cette fois ya du monde. On en a compté 20 ! Des grands et des petits !

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Entre temps un marabout avait atterri et redécollé avec grande élégance au milieu de la mare.

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Il est temps de repartir car nous avons encore de la route à faire et il faut rentrer au camp avant le coucher du soleil. On croisera encore des girafes, des gnous bleus (non ce n’est pas un gnou à 2 têtes) et un chacal. Et voilà une grande et bien belle journée chaude et ensoleillée.
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Etosha Première !

Etosha Première !

Nous nous dirigeons ce matin vers notre dernière étape : Etosha National Park. Le long de la route, c’est l’heure des petits animaux : d’abord une tourterelle maillée, un touraco concolore, et un mille pattes que nous manquons d’écraser. Mathilde fait demi-tour, saute de la voiture et va récupérer le mille pattes pour nous le faire voir de près. Photo et traversée sécurisée du mille pattes par SOS Caméléons et désormais mille pattes en détresse !

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Plus loin on aperçoit un autour chanteur perché et une girafe. Comme petit animal, elle se pose là mais on est obligés de la prendre en photo car elle est trop belle !

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Nous entrons dans le parc d’Etosha en début d’après-midi pour nous installer au Okaukuejo Rest Camp (prononcez ococouyo). A l’intérieur du parc beaucoup d’interdiction mais surtout il faut respecter les heures de sorties : on circule uniquement entre le lever et le coucher du soleil. Les guides qui ne respectent pas ces limites encourent de fortes amendes et l’interdiction d’exercer dans le parc. Donc ça ne rigole pas.

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On déjeune, on pause un moment car il fait bien chaud en début d’après-midi, puis on part vers 16h pour faire une première balade avec interdiction formelle de sortir de la voiture. Nous allons de points d’eau en points d’eau et nous ne sommes pas déçus du voyage. Voici un florilège des espèces rencontrées : d’abord des autruches, puis des zèbres des plaines qui se distinguent des zèbres des montagnes car ils ont une rayure marron clair qui souligne la rayure noire. C’est subtil !

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Au point d’eau suivant 2 gnous sont immobiles tandis que de l’autre côté du chemin, un oryx, des autruches et des springboks voisinent.

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On continue avec une outarde à miroir blanc et une troupe d’impalas femelles.

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Ensuite on croise un mini-bus et le conducteur nous informe qu’il y a plus loin « something special ». Effectivement nous côtoyons un éléphant solitaire. Nous le suivons pendant un bon moment, jusqu’à ce qu’il arrive à un point d’eau où nous le regardons faire ses ablutions. On n’est quand même pas trop tranquilles car il est bien près de nous !

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Au même endroit un grand koudou s’abreuve aussi alors qu’un impala mâle prend l’ombre.

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Les points d’eau se succèdent : un autre éléphant solitaire boit à côté d’une armée d’impalas bien alignés

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Notre tour n’est pas encore achevé : on va voir des pintades au superbe col bleu, une magouste, un vanneau couronné, donc avec se couronne, et juste avant d’arriver au camp, un rhinocéros noir avec sa corne.

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Nous arrivons à 19h05 alors que le soleil est presque couché. Il était temps. Après diner nous allons jusqu’au point d’eau visible depuis le camp mais les animaux ne sont pas là. Sans doute est-il encore trop tôt. Demain matin on part pour une grande journée dès le lever du soleil pour ne pas en perdre une miette.

Chasse aux rhinos

Chasse aux rhinos

A l’aube, nous voilà partis à la chasse aux rhinos. Il est 6h, il fait encore nuit mais c’est l’heure de pointe ! A peine descendus du lodge (10 minutes au pas tellement la piste est pentue et cahoteuse), notre guide aperçoit des yeux au bord de la route. Ce sont des lions. Nous sommes toujours dans une Conservancy et donc les animaux vont et viennent à leur guise. On s’approche pour les voir avec une torche, ils sont 4 ou 5. La journée commence bien. Un peu plus loin, un hibou nous croise, puis un grand koudou, puis un vanneau couronné, puis, le cou se détachant sur l’horizon, 4 girafes couchées, puis des zèbres de montagne traversent la route. Bref c’est l’affluence par contre il n’y a aucun autre être humain à l’horizon !

Après un bon moment nous prenons notre guide local, Ricky, qui nous attend sur le bord de la route. C’est lui le pisteur qui va nous conduire jusqu’aux rhinocéros noirs de Namibie(en fait ils sont gris). L’agence qui nous a organisé le tour met un point d’honneur à employer les locaux pour permettre aux Conservancy de disposer des fonds pour que les habitants survivent et continuent à protéger leur environnement. Nous ne pouvons qu’adhérer à ces principes.

Le paysage est toujours grandiose, surtout en début de matinée. Les euphorbes et les « evergreen » (toujours verts) ponctuent ça et là notre regard.

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Passons aux choses sérieuses. On s’enfonce dans le désert. Seuls au monde ! Des femelles koudous nous regardent passer. Le bruit du 4×4 ne les affolent pas.

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Une lionne, un peu plus loin, ne semble guère plus impressionnée par ces humains de passage sur son territoire

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De temps en temps, on s’arrête et Ricky part en reconnaissance. Il suit les traces. Il revient d’abord bredouille, il faut aller plus loin. Au deuxième arrêt, il aperçoit un rhino, mais notre voiture est trop près des buissons et il nous demande de la déplacer pour garantir notre sécurité. Les rhinos courent à plus de 60 km/h quand ils chargent et pas nous !! Par contre ils n’y voient pas grand-chose alors on nous recommande de courir et de nous cacher dans des buissons si cela devait arriver ! C’est encourageant. Bref, il a trouvé un rhino, le vent est de notre côté, ce qui fait qu’on peut s’approcher à pied pour le voir. Nous sommes vraiment des aventuriers courageux !! Pas de bruit et tous groupés…et le voilà :

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On reste un bon moment à l’observer mais le vent tourne et le rhino a un très bon odorat. Donc Ricky nous fait signe de repartir. Il surveille les alentours car d’autres rhinocéros, des lions, des léopards,… peuvent être cachés derrière les gros buissons. Nous retrouvons la voiture et repartons, déjà bien contents d’avoir pu en voir un ! Mais un peu plus loin, une maman et son petit (enfin si on peu dire) sont en train de se balade. La mère n’a plus sa corne, comme le précédent car le gouvernement entend ainsi décourager le braconnage. Pas toujours efficace non plus cette méthode car les braconniers peuvent encore récupérer le bout de corne qui reste.

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La matinée est déjà passée. On pique-nique pas très loin, puis nous allons déposer notre guide local dans son village. En rentrant au lodge on fait encore un petit arrêt pour observer des girafes, probablement celles que nous avions entrevues ce matin

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Voilà nos trophées du jour ! Mathilde nous informe qu’il est assez rare de voir tout ce que nous avons vu en un tour. Nous sommes vraiment ravis d’avoir eu toutes ces opportunités.

 

Art rupestre

Art rupestre

Le soleil s’est levé sur le lodge niché dans un creux de montagne. Quasi invisible de loin.

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Nous n’allons pas bien loin en ce début de matinée car nous allons visiter le site de Twyfelfontain classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce grand éboulis est marqué de plus de 2500 pétroglyphes réalisés il y a environ 5000 ans par les « San » aussi appelé « bushmen » (mais ils ne tiennent pas à cette appellation qu’ils trouvent péjorative). Le site est vraiment très beau avec ses rochers rouges et la végétation blanche.

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Nous faisons un tour d’1h30 pour voir les pétroglyphes : sur le premier rocher, une girafe et l’homme lion en bas qui représente un chaman en transe, sur le second en haut un autruche à 4 cous, certainement pour représenter les différentes positions de l’autruche.

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Le paysage alentour est évidemment désert.

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Puis nous prenons la route vers Grootberg encore plus au nord et toujours dans le Damaraland. Comme tous les jours le paysage change au fil du temps

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Nous passons d’une Conservancy à l’autre. Il y en a plus de 80 en Namibie. Ces communautés ont été créées pour permettre la cohabitation entre les habitants et les animaux sauvages en liberté. Les habitants prennent soin des animaux et retirent le bénéfice du tourisme associé. Ils surveillent ainsi le territoire ce qui peut permettre d’éviter le braconnage. L’idée n’est pas mauvaise mais n’est pas toujours complètement efficace. Sur le panneau le nom de la Conservancy est écrit en Damaranama, une langue à clics. Le signe = barré et le signe // sont en fait des clics. Super compliqué à prononcer. Notre guide du matin nous a fait une démonstration réjouissante.

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Aujourd’hui, comme tous les jours, les animaux se montrent à nous. Bien sympas. Alors le butin du jour comporte un lézard agame prenant les premiers rayons du soleil, des termites dans une termitière originale qui entoure les branches d’un arbuste, des springboks sur la crête, des éléphants derrière la ligne électrique (grrrrr ! ah ces électriciens et leurs lignes !), une girafe esseulée et très très éloignée, un babouin qui se presse et des zèbres des montagnes ou zèbres de Hartmann en famille.

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En début d’après-midi nous arrivons au Grootberg Lodge. On s’enfonce dans la nature et après une petite grimpette nécessitant de passer en 4×4, on arrive sur un plateau dominant une large vallée. Nous prenons possession de notre logement avec vue et quelle vue !!!

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Après un déjeuner tardif, on pause quelques heures. Pause bien méritée après notre grande journée d’hier.

Chasse aux éléphants

Chasse aux éléphants

Nous quittons Swakopmund pour remonter vers le nord avec 2h de retard sur notre planning. En effet, ce matin, c’est réparation de pare-brise. Nous longeons la côte sur une route de sel bien roulante jusqu’à Henties Bay. Puis nous obliquons à droite vers le Damaraland.

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Nous sommes désormais dans le désert de rocailles. Au loin le Brandberg, point culminant de la Namibie à 2606 m.

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Nous procédons de nouveau au sauvetage d’un caméléon qui tente de traverser la piste. Cela devient une habitude : notre nouveau nom « SOS Caméléons en détresse »

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Plus loin un panneau annonce déjà le sujet de la journée. Nous n’en verrons pas traversant la route, mais les poteaux téléphoniques sont protégés de leur passage par des cercles de pierre. Il parait que les éléphants ont les pieds sensibles et donc qu’ainsi ils ne risquent pas de les casser en passant trop près. Le namibien est astucieux.

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On s’arrête quelques minutes pour acheter de l’artisanat local auprès de 3 femmes herero et d’une himba et on repart dans un nouveau paysage.

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La journée est déjà bien avancée quand on arrive près de la rivière Aba Huab où va se dérouler notre chasse. Notre guide local nous attend sur le bord de la piste et en route. Il commence à chercher les traces.

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Après une demi-heure nous commençons à désespérer. Notre programme indiquait « chasse à l’éléphant, visibilité non garantie ». Alors on pensait que c’était cuit. Et tout à coup, notre guide au regard perçant lance un cri : devant-nous une petite troupe d’éléphants du désert

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Un peu plus loin c’est l’heure du repas pour quelques autres dont un tout petit qui doit avoir moins de 2 mois. Ils restent là un long moment et nous aussi à les regarder se nourrir

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En revenant vers notre point de départ, nous faisons de nouvelles rencontres : une famille d’outarde de Ruppell, un groupe de springbok bien alignés et une équipe d’autruches tranquilles.

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Il nous reste à ramener notre guide à son village situé à une quinzaine de kilomètres (il voulait rentrer à pied, mais notre guide au grand cœur lui a proposé de le rapprocher d’une dizaine de kilomètre).

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La nuit vient de tomber quand nous arrivons au Twyfelfontain country lodge où nous passons la nuit.

 

 

 

A la plage

A la plage

Grande journée aujourd’hui à la plage. Enfin si l’on peut dire ! Il y a l’océan, il y a le sable et les dunes. Mais vraiment rien à voir avec nos petites plages. Celle-ci s’étend sur plus de 200 km et sa particularité est que les dunes tombent directement dans la mer.

Donc nous partons de bonne heure sous la brume matinale qui apparaît tous les jours en raison du courant de Benguela (courant froid remontant du sud) pour la journée avec une compagnie locale et un chauffeur guide anglophone : Jack. Notre guide nous accompagne pour traduire les explications. Elle est pas belle la vie ? Notre premier arrêt se fait en haut d’une première dune qui domine des salines.

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La piste traverse les dunes dans le parc national de Dorob, heureusement notre chauffeur est un expert !

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Nous entrons à nouveau dans le parc national du Namib Naukluft en longeant la mer. La plage est encore large et à perte de vue, il n’y a qu’un pauvre pêcheur isolé et bien sur personne ne se baigne, l’eau n’est pas chaude du tout.

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Notre balade entre dunes et mer est impressionnante. Les dunes se rapprochent de l’eau, la plage disparaît et par endroit on se demande si on va pouvoir passer.

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Après 3h de route on arrive à Sandwich Harbor, un port utilisé autrefois par les bateaux qui ne voulaient pas se frotter aux autorités de Walvis Bay, mais qui est désormais en partie fermé par le sable. C’est aujourd’hui une réserve naturelle où nichent environ 25 espèces d’oiseaux. On prend un peu de hauteur en escaladant une dune pour la photo.

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Et on revient ! Toujours par la piste coincée entre la mer et les dunes. On se dépêche car la marée monte et bientôt on ne pourra plus passer

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Après le pique-nique notre chauffeur s’amuse dans les dunes : il zigzague, descend des dunes quasi à la verticale, remonte à fond vers le sommet de la suivante… En tout cas c’est le désert tel qu’on se l’imagine et c’est juste magique

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On a pris le chemin du retour mais le chauffeur nous propose une petite expérience. On se met en rond, on se donne les mains, et on saute à pieds joints en se déplaçant sur le côté. Au bout de 2 tours on s’enfonce dans le sol. C’est vraiment surprenant !

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En milieu d’après-midi, la mer est toujours démontée et les salines ont changé de couleur.

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Et comme hier, nous n’avons pas oublié de faire le plein de trophées photographiques : des flamants roses, un chacal à chabraque, un gecko aboyeur, un autour chanteur, des cormorans en pagaille, des goélands prenant le soleil sur la dune, un springbok attentif et encore une autruche apeurée. On l’a suivie un bon moment avant d’arriver à lui tirer un portrait néanmoins lointain.

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Vraiment une journée mémorable !

 

 

Multi-formes

Multi-formes

Après une pointe vers le sud, nous reprenons la route vers le nord. Aujourd’hui 350 km de piste pour rejoindre Swakopmund au bord de l’océan. Et quelle balade ! Nous sommes toujours dans le désert du Namib mais sans aucune ressemblance avec les hautes dunes d’hier. Le paysage change constamment, le désert est multiple.

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Après une heure de route nous nous arrêtons à Solitaire, petite bourgade perdue au fin fond de nulle part : Bagdad Café ! elle s’appelle Solitaire car la personne qui a l’a fondée trouvait que le lieu valait autant qu’un diamant « solitaire ». Ca se discute !

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Après avoir goûté un crumble aux pommes de la pâtisserie locale (allemande) visiblement de haute renommée (c’est vrai que le crumble est excellent) nous repartons. Et de nouveau le désert change.

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Nous passons le tropique du capricorne : la preuve

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Puis nous surplombons le lit de la rivière Kuiseb qui marque la limite nord du désert du Namib. Rivière à sec bien entendu. Les montagnes de schiste luisent sous le soleil de cette fin de matinée. On en prend plein la vue.

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Mais ce n’est pas fini, plus loin le sable reprend ses droits

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Nous arrivons bientôt à destination mais avant faisons un retour sur nos pas car au delà du désert changeant, les espèces sont également très variées : nous avons donc rencontré : une maman oryx et son fils gambadant, un papa phacochère et ses grosses dents, un tisserin femelle, une assemblée de républicains sociaux, un écureuil, des autruches femelles apeurées et un caméléon. Ce dernier a une histoire : notre guide-chauffeur Mathilde roule à vive allure sur la piste (100 km/h). Tout à coup elle s’arrête et nous dit : »je viens de passer au dessus d’un caméléon sur la piste, je pense que je ne l’ai pas écrasé ». La dessus elle fait demi-tour et s’arrête à la hauteur du caméléon toujours bien vivant  (la preuve ci-dessous). Elle va le ramasser, nous l’amène, on fait les photos, puis elle le reprend et va le porter très délicatement de l’autre côté de la route dans un petit buisson. Impressionnant !

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Après ce retour en arrière nous arrivons à Walvis Bay qui commence à voir arriver les dunes du désert, le sable ayant pris le pas sur la rivière Kuiseb. Cette rivière n’atteint plus la mer en surface mais des eaux souterraines continuent de circuler.

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Le restaurant où nous devions déjeuner est superbe sur ses pilotis, mais il est fermé.

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Pas grave, on en trouve un autre.

Certains se baignent; ils sont très très courageux car sur la côte namibienne l’eau est à 12°C en moyenne en raison d’u courant provenant de l’Antarctique.

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Nous finissons notre périple à Swakopmund où nous nous installons pour 2 nuits dans un hôtel original sur pilotis. Ce soir on va dîner sur la jetée et admirer le coucher de soleil sur l’océan.

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Géants de sable

Géants de sable

Whahoo ! Nous sommes dans le désert du Namib, le plus ancien désert au monde. Son éco-système n’a pas changé depuis 5 millions d’année. Partis de bon matin (c’est une habitude) nous entrons dans le parc national du Namib Naukluft. L’entrée est très réglementée. Les portes ouvrent au lever du soleil et ferment au coucher du soleil. Nous entrons dans une large vallée, la vallée de la rivière Tsauchab, à sec en ce moment. Elle se remet à couler tous les 10 ans environ. De chaque côté des dunes rouges impressionnantes

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La dune 43 (car 43 km la sépare de Sesriem) détache sa pyramide sur l’ombre due au soleil levant. C’est vraiment sublime.

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Plus loin des courageux s’attaquent à la grimpette de la dune 45. Pas nous, on attend la plus grande.

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On est seuls au monde sur la route. C’est déjà arrivé

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Les paysages sont vraiment somptueux

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On arrive ensuite à Sossusvlei  par une piste vraiment très cahotante. Heureusement notre véhicule est équipés et confortable. On en dira pas autant de la navette destinée aux personnes n’ayant pas de 4×4. 5 km de piste dans cette charrette ça doit vraiment être désagréable

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Et on se lance dans la montée de Big Daddy, la plus haute dune du monde (350 m de haut). On la voit bien qui culmine là !

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Alors comment dire : c’est dur de grimper dans le sable, il fait une chaleur « très chaude » même si ce n’est que le matin. Bref on montera jusqu’à 100 m puis on redescendra ! La vue est quand même très sympa.

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On redescend donc, on boit un coup, on s’asperge d’eau pour faire descendre la température corporelle et on repart.

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Pour arriver à Dead Vlei : une cuvette blanche, parsemée d’arbres morts et cernée par les dunes orangées. Top !

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On ressort du parc pour déjeuner au Sossusvlei Lodge, puis on re-rentre pour terminer par une dernière balade dans le canyon de Sesriem : canyon d’une profondeur allant de 30 à 60 m creusé par la rivière Tsauchab il y a 2 millions d’année. Il a des petits airs d’Antelop Canyon, même si l’on n’y retrouve pas les mêmes couleurs. Les branches sur la 2ème photo indique la hauteur de l’eau dans le canyon quand la rivière se met à couler !

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Sur le chemin du retour un oryx joue au cabot. Belle pose !

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Maintenant il est urgent de se doucher car la couche de sable et de poussière accumulée est impressionnante. Ce soir on va prendre l’apéro (champagne sud-africain et petits gâteaux) sur une colline proche du Lodge pour admirer le coucher de soleil. Après diner et après on regarde le ciel (un des plus purs du monde mais on en a déjà vu un très très pur !)

 

 

 

Transit et Botanique

Transit et Botanique

Ne voyez pas dans ce titre un quelconque lien entre une plante et mon transit (intestinal). Il se trouve juste qu’aujourd’hui nous transitons 300 km vers le sud et que nous en profitons pour découvrir la flore locale. Après une centaine de kilomètre sur la route goudronnée nous nous engageons sur la piste : large et pas trop bosselée.

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Après la savane, le paysage change un peu. Nous nous approchons d’un cocorbo (pas sûre de l’orthographe) ou arbre à carquois en haut à droite et d’un moringa au premier plan avec ses feuilles vert clair et un tronc argenté. Notre guide-chauffeur, Mathilde, nous montre également une sorte d’euphorbe qui produit du lait mortel. Donc on n’y touche pas !

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Quelques kilomètres plus loin un 4×4 que nous croisons projette une belle pierre dans notre pare-brise. Heureusement il a tenu le choc mais la marque est nette.

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Les arbres qui poussent ici comme dans une grande partie de l’Afrique sont des acacias. Enfin, il parait que ce n’en sont plus car ils ont changé de nom par convention internationale, le nom acacia étant réservé aux acacias d’Australie. Donc en Afrique il faut maintenant les appeler vachelias pour les grands et sénégalias pour les plus petits. Bref, tout au long du trajet, nous remarquons des nids énormes dans les acacias/vachelias. On imagine la taille de l’oiseau ! Et hop on fait un petit peu d’ornithologie.

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Et on se trompe car ce nid est construit par des dizaines de petits oiseaux, les tisserins appelés également les républicains sociaux. Ca ne s’invente pas ! Ils occupent un HLM. Chaque couple dispose d’une habitation séparée et le nid grossit, grossit jusqu’à ce que les branches de l’arbre ne le supportent plus. Les branches cassent, le nid tombe et écrase en même temps une partie de ses occupants ! Je sais, le monde est cruel. Cela ne les empêche pas de recommencer ailleurs et pourquoi pas sur un poteau téléphonique ? D’accord, les communications passent moins bien mais c’est peut-être plus solide !

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Après plusieurs heures de route on commence à voir les premières dunes du désert du Namib. On y va demain.

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Puis on s’arrête pour admirer un oryx, animal qui a la particularité de très bien s’adapter aux très grosses chaleurs et au manque d’eau.

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Et nous arrivons en début d’après-midi au Hoodia Desert Lodge. Et effectivement c’est le désert. Rien à l’horizon hormis les montagnes du Naukluft. Nous ne serons pas dérangés par les voisins !

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