Tag Archives: russie

Le luxe au bord du golfe de Finlande

Le luxe au bord du golfe de Finlande

Nous entamons notre dernière journée sous la pluie qui ne nous quittera pas beaucoup. Lever à 6h car nous partons de bonne heure pour Peterhof, palais de bord de mer des Tsars que l’on considère comme le Versailles russe. Construit par Pierre le Grand puis réaménagé par sa fille Elisabeth puis par Catherine II ce palais mélange les genres. Dehors les jardins sont immenses et les fontaines sont éparpillées partout (plus de 150). Elles sont mises en route à 11h.

Pour la visite nous devons également mettre des petits chaussons bleus. Très élégant ! Nous commençons par une série de salles baroques : la salle de danse, puis la salle de Tchesmé avec ses immenses tableaux représentant la bataille navale contre les Turcs, ensuite la salle du trône et la salle des portraits, plus de 300 portraits de jeunes filles russes couvrent les murs. Nous poursuivons par les appartements royaux après 2 cabinets chinois. Des soies tapissent les murs et la vaisselle et les meubles sont abondants et originaux. Ce palais et celui de Tsarskoïe Celo ont été bombardés et saccagés par les nazis pendant le siège de Léningrad qui dura 900 jours. Mais l’arrivée des nazis étant annoncée, le gouvernement russe ordonna de vider tous les objets, tapisseries, soieries, meubles des palais et de les envoyer par des trains spéciaux en Sibérie où ils purent être protégés. Après la guerre tout pu être remis en place après la restauration des palais.


La visite des jardins nous amène au bord du golfe de Finlande d’où nous apercevons l’île de Kronstadt qui a résisté vaillamment au prix de très lourdes pertes empêchant ainsi l’invasion des nazis par la mer de la ville de St Pétersbourg.


L’après-midi, toujours sous la pluie, nous faisons une balade sur la Néva. Nous ne pouvons pas entrer sur les canaux du centre ville en raison de la montée des eaux ! Enfin dernier arrêt devant la Cathédrale St Sauveur du Sang Versé, très belle église devenue un musée avec ses dômes multicolores.


Une dernière halte dans un magasin pour écouler les derniers roubles et retour à l’hôtel pour faire les valises
Départ à 4h30 pour un décollage vers Paris à 7h30.

Da svidagna Russia

Eglises et Palais

Eglises et Palais

Lever 7h. La nuit a été très courte ! Nous partons pour une visite de la ville malheureusement sous la pluie. Nous allons revoir de jour ce que nous avons vu pendant la nuit : la cathédrale St Isaac, le palais Mariinski offert à la fille de Pierre le Grand et qui accueille les délibérations du Conseil Municipal de St Pétersbourg. Le gouverneur de la ville (la seule femme de Russie) qui assure l’exécutif occupe un autre bâtiment. 2ème arrêt à l’église St Nicolas des Marins, belle église bleue et blanche, où un office est en cours de célébration. Nous y assistons un moment. La porte royale de l’iconostase est ouverte et nous voyons l’autel


Puis nous partons pour le couvent de jeunes filles de Smolny. Ce couvent n’est plus en activité. Le temps s’est légèrement amélioré et le soleil fait quelques apparitions. Dans ce quartier se trouve le bâtment du parti communiste où s’était installé l’état major pendant le siège de Léningrad qui dura 900 jours. Le quartier a été énormément bombardé par les nazis qui espéraient détruire l’état major. Grâce à un ingénieux système de camouflage ils n’ont pas réussi mais le quartier alentours a été détruit.


Ensuite nous faisons un arrêt à la pointe de l’ile Vassilievski d’où nous avons une vue sur les rives de la Néva et ses nombreux palais qui rappellent ceux de Venise. Nous faisons face au musée de l’Ermitage et à la forteresse Pierre et Paul où nous nous rendons. Cette forteresse est le lieu de la fondation de la ville par Pierre le Grand, sur l’ile aux lièvres ainsi nommé car c’est premier être vivant que Pierre a vu en arrivant était un lièvre. Nous visitons la Cathédrale Pierre et Paul. C’est la nécropole des Romanov qui y reposent de Pierre le Grand à Nicolas II et sa famille qui furent exécutés après la révolution d’octobre.


L’après-midi nous allons visiter le Palais Catherine à Tsarskoïe Celo (Pouchkine) à 35 km de St Pétersbourg. Magnifique palais baroque bleu et blanc où nous sommes tenus de mettre des chaussons aux pieds pour entrer. Après un escalier monumental nous entrons dans une immense salle de bal avec miroirs et ornements dorés. Puis nous prenons l’enfilade d’or, une succession de pièces aménagées avec notamment la vaisselle dans les salles à manger, des immenses poêles en faïence bleue dans un coin des pièces et des dorures partout.

Le clou de ce spectacle se trouve dans le cabinet d’ambre récemment ré-ouvert. La pièce est entièrement couverte d’ambre de toutes les nuances d’orange au marron. Le contenu a disparu au moment de l’occupation par les nazis et n’a jamais été retrouvé. La Russie a décidé de la reconstruire entièrement mais recherche toujours l’original

. Après une balade rapide dans les jardins nous revenons à l’hôtel vers 19h30 en raison des nombreux embouteillages de St Pétersbourg.

San Pit

San Pit

Au réveil nous découvrons les faubourgs de St Pétersbourg « Sankt Peterburg » sous une pluie battante et une grisaille intense. Mais il parait qu’ici le temps change très vite. On l’espère.
Saint Pétersbourg devenu Petrograd de 1914 à 1924, puis Léningrad de 1924 à 1991 où un référendum décida du retour à Saint Pétersbourg .
Nous accostons à 9 h et nous partons directement pour visiter le Musée de l’Ermitage installé dans le palais d’hiver des Tsars au bord de la Néva. Nous y passons 3 heures et nous découvrons, non seulement des œuvres superbes (Monet, Van Gogh, Rembrandt, Rubens…) mais aussi les pièces somptueuses du palais. A noter, notre passage dans la salle à manger où la gouvernement provisoire bourgeois de Kerenski a été arrêté le 25 octobre 1917 par les bolcheviks. La pendule sur la cheminée est arrêtée à l’heure de cette arrestation. Impressionnant de se trouver sur les lieux de cette heure historique qui a marqué le début de la révolution d’octobre !


Après le déjeuner nous tentons de nous frayer un chemin par la Perspective Nevski, artère principale de la ville, jusqu’à la place des arts où se trouve le Musée Russe. Des travaux non indiqués bloquent la circulation et notre guide peste contre la police « absente » !


Le musée russe installé dans le palais Mikhailovski est magnifique et nous permet de découvrir la qualité de la peinture russe quasiment inconnue (hormis Kandinski, Malevitch ou Chagall, œuvres que nous ne verrons pas car l’aile, où se trouvent ces tableaux, est fermée pour restauration). Notre guide nous explique que pendant longtemps les peintres russes ne reproduisaient pas les paysages russes, l’académie ne les reconnaissant pas comme « artistiques » jusqu’à 1820 où un peintre Alexei Venetsianov commença à peindre des paysans et des paysages locaux. Cela fit scandale car l’esclavage n’était pas encore aboli et il était impensable que les esclaves puissent être peints. Un certain nombre de peintres quittèrent alors l’académie des Arts et fondèrent le mouvement « des peintres ambulants ».


Après cette visite, nous nous rendons dans un magasin d’artisanat semi-enterré. La plupart des immeubles construits au 18ème et au 19ème siècle se retrouve avec un rez-de-chaussée au dessous du niveau des rues en raison des grands travaux d’assainissement du delta de la Néva réalisés pour éviter les inondations et qui ont conduit à un relèvement du sol d’environ 1 mètre.

Nous nous rendons ensuite au palais Nicolaïevski, construit pour le fils de Nicolas 1er, pour assister à un spectacle de chants et de danses russes. Puis nous dinons dans ce palais. A 22h nous arrivons enfin à l’hôtel Marriott où nous prenons possession de nos chambres. Pour un petit moment seulement car nous allons  repartir à 23h30 visiter St Pétersbourg by night et assister à la levée des ponts sur la Néva. En effet, pour ne pas perturber la circulation très dense, les ponts sont levés de 2h à 3h du matin chaque nuit pour permettre le transit des bateaux à gros tonnage entre la Mer Baltique par le Golfe de Finlande et le Lac Ladoga.
Nous faisons un tour complet du centre ville très illuminé : les colonnes rostrales de l’ile Vassilievski, l’Ermitage, la statue de Pierre le Grand près du Sénat, l’amirauté, la Cathédrale St Isaac face au palais Mariinski, l’Eglise du Sauveur sur le sang versé, la forteresse Pierre et Paul et l’école navale située face au croiseur Aurora qui lança le coup de canon, coup d’envoi de l’attaque du palais d’hiver le 25 octobre 1917.


Notre retour sur l’ile Vassilievski où se trouve notre hôtel ne pouvant se faire qu’après la réouverture des ponts nous y arrivons à 3h passés après une très très grande journée.

Redescente vers le Sud

Redescente vers le Sud

La température remonte légèrement : 9° au lever, attendu 19° dans la journée.
Au réveil nous nous engageons dans la 17ème écluse, avant-dernière de notre voyage. Nous naviguons sur le Svir, rivière de 240 km qui relie le Lac Onega au Lac Ladoga. La navigation y est compliquée en raison du manque de profondeur et des nombreuses courbes. Nous avons parcouru 1500 km depuis Moscou et le temps est gris.


Une seule visite au programme de notre journée : Mandrogui ou Mandroga, petite bourgade touristique où de nombreux artisans d’art se sont installés. Nous y passons 2 heures entre 2 averses. Le temps s’éclaircit juste pendant notre balade.


Nous allons passer notre dernière nuit dans notre cabine.

Demain dernière étape de notre périple : St Pétersbourg.

Kiji : l’air PUR

Kiji : l’air PUR

La température est de 5 ° au réveil. Mais nous sommes sur le Lac Onéga entre le 61ème et le 63ème parallèle. Ce lac de 9 880 km² compte 1650 îles près de sa côte nord. 50 rivières y entrent et une seule en sort, le Svir. Le long des côtes l’habitat est composé d’isbas caréliennes en bardeaux de tremble. En hiver la température courante est de -50°.


Nous accostons à Kiji, superbe île de la Carélie à 400 km du cercle polaire arctique. Cette petite île de 1 km sur 6 compte 50 habitants permanents. Nous avons un temps superbe et on ressent la pureté de l’air. Le paysage est d’une netteté surprenante et le site est magnifique. Il parait qu’une journée passée à Kiji ajoute 3 ans à notre vie !

Le musée d’ethnologie que nous visitons regroupe la Cathédrale de la Transfiguration entièrement en bois avec ses 22 coupoles recouvertes de 30 000 tuiles en tremble et l’église de l’Intercession de la vierge plus modeste à côté.

L’ensemble est en travaux de réhabilitation. On ne peut pas entrer dans la Cathédrale depuis plus de 20 ans. La seconde est en activité et un prêtre français y officie le samedi et le dimanche. On ne peut y allumer de cierges que pendant les offices en raison des risques d’incendie.

Plus loin nous assistons à la fabrication d’une tuile en tremble en 10 minutes et à la hache. Quelle dextérité ! Sur le site nous visitons également une maison traditionnelle complètement équipée et son sauna, puis nous passons devant la Chapelle de l’Archange St Michel où nous bénéficions d’une prestation du carillonneur, puis devant le moulin qui a la particularité de tourner entièrement sur son socle pour prendre le vent.

La visite se termine en passant devant la Chapelle St Lazare, bâtiment du 14ème siècle très bien conservé.


Nous faisons ensuite une balade d’1h à pied qui nous emmène au village de l’île. Le départ est tout aussi beau que l’arrivée, le soleil déclinant mettant en valeur le paysage de cette magnifique île. Certainement une des plus belles étapes de notre voyage !

Kirillov et le Lac Blanc

Kirillov et le Lac Blanc

Température : 10° au lever et 19° attendu dans la journée. Ca baisse !
Départ vers Kirillov en bus pour visiter le Monastère de St Cyril du Lac Blanc au bord du Lac Profond (Siverskoye). Cyril, élève de St Serge de Radonège, a fondé ce monastère à la fin du 14ème  siècle. Nous visitons un musée avec de superbes icônes peints, d’autres recouverts de métal argenté et doré et d’autres brodés. De beaux vêtements ecclésiastiques sont également présentés. Petit, mais très beau musée !

Nous faisons ensuite le tour du Monastère qui compte 11 églises et nous terminons par la visite d’une cellule de moine. Puis retour au bateau.


L’après-midi est occupé par le cours de russe et le cours de chant. Avant cela nous passons à côté des ruines de l’église de la Nativité de Krokhino juste avant de pénétrer sur le Lac Blanc.

Nous le traversons en 2 heures et en fin de soirée nous nous engageons sur la Kovja, rivière peu large où le bateau navigue à petite vitesse.


Pendant la nuit nous franchirons 6 nouvelles écluses. En fin de journée nous assistons à la dernière conférence sur l’histoire de la Russie, de Pierre le Grand à nos jours.

Une ville de 1000 ans

Une ville de 1000 ans

Au réveil on nous annonce une température de 16 ° et de 29 ° attendue dans la journée. Nous apprenons quelques informations sur le lac de Rybinsk que nous avons traversé pendant la nuit. Ce lac artificiel (plus grand réservoir d’eau douce du monde – 4500 km²) a été réalisé sous Staline pour garantir l’approvisionnement en eau de Moscou. 700 villages ont été inondés, 135 000 personnes déplacées. Mologa, ville du 13ème siècle n’a pas été épargnée et porte aujourd’hui le surnom d’Atlantide Russe. Cette réserve a été creusée par les prisonniers des goulags.
Nous arrivons à Iaroslavl, ville fondée par Iaroslav le Sage en 1010. Toute la ville est en travaux en raison des fêtes du millénaire qui doivent se tenir en septembre.

Elle a été fondée au confluent de la Volga et de la Kotorosl.
Nous commençons notre visite par le Monastère de la Transfiguration du Sauveur qui n’en porte que le nom car c’est désormais un musée.

Le monastère a été fermé par Catherine II qui a voulu s’approprier ses nombreuses richesses. Une petite montée en haut du clocher nous offre une vue panoramique de la ville.


Nous passons devant l’église de l’Archange St Michel en briques rouges et aux carreaux vernissées verts, puis devant l’église du Sauveur dans la Cité.

Au bout du quai encore des travaux en contrebas pendant que l’on s’active à terminer la reconstruction de la Cathédrale de l’Assomption qui avait été détruite dans les années 40 pour une inauguration en septembre.

Ensuite petite promenade dans la ville et découverte des toilettes locales et devant l’hôpital, une petite ambulance.

Ensuite visite de l’église du Prophète Elie. Nous admirons des fresques de haut en bas conservées parfaitement depuis le 17ème siècle et jamais rénovées. Au total, 80 fresques qui ont été réalisées en 2 mois et 22 jours par 16 peintres.


Retour au bateau et après midi sur l’eau. Cours de chants russes : Le temps du muguet, Plaine ma plaine et Kalinka. Puis cours de danse. Enfin présentation de la fabrication du thé russe avec le samovar, petits gâteaux et thé à volonté.
Pour terminer la journée, 2ème conférence sur la Russie de Kiev, de 800 à 1100, jusqu’à l’invasion des Tatars mongols. Schisme et grande rancune des patriarches russes contre les catholiques et leurs croisades. Le sac de Constantinople au 14ème siècle n’avait toujours pas été pardonné lorsque Jean Paul II en fit la demande dans les années 80. Trop tôt selon le Patriarche Alexis qui refusa d’accueillir le pape sur le sol russe tant qu’il serait vivant.

Il était un petit navire sur la Volga

Il était un petit navire sur la Volga

Au réveil, nous naviguons sur la Volga. Nous allons passer une grande partie de la journée sur le bateau car nous avons devant nous un voyage de plus de 1500 km à faire.


Le matin nous assistons à une première conférence. Elle porte sur la Russie, civilisation fluviale. Nous entrons dans l’histoire de la Russie. Les Varègues (normands) ont envahi la Russie et ont organisé le premier état russe de la Neva à la Mer Noire. La première dynastie qui gouverna la Russie est celle des Rurikids. La seconde dynastie fut celle des Romanov qui régna de 1615 à 1915. Nous apprenons également que la plaine russe (8 fois la France) culmine à 340m sur le plateau de Valdaï : Plaine, ma plaine ! Par les nombreux canaux construits par Staline mais voulus par Pierre le Grand, Moscou est accessible depuis 5 mers (Mer Baltique, Mer Blanche, Mer Noire, Mer d’Azov et Mer Caspienne). Ces canaux et lacs artificiels ont été creusés au prix de nombreuses vies humaines et souvent au détriment de la nature.
Nous passons près du clocher de l’église de Kaliazine, seul vestige des nombreux villages inondés.

Puis nous passons l’écluse d’Ouglitch surmontée d’un Arc de Triomphe.
A 16 h arrivée à Ouglitch où nous débarquons pour une visite de 3 h. Nous sommes accueillis sur le quai par la cérémonie du pain et du sel et par un petit orchestre.

Nous sommes pris en charge par une guide locale Vera. Nous visitons le Kremlin dont il ne reste quasiment plus aucune trace de fortifications. Ici vécut le dernier descendant de la dynastie des Rurikids, Dimitri, fils d’Ivan le Terrible, dont on ignore encore aujourd’hui les raisons de sa mort à l’âge de 9 ans. Certains pensent qu’il est tombé accidentellement sur un couteau lors d’une crise d’épilepsie et d’autres qu’il a été assassiné par les partisans de Boris Godounov. La dernière hypothèse pourrait être la bonne !!
Nous visitons l’église de St Dimitri sur le sang. Cette église rouge et blanche commémore la mort de Dimitri. Les fresques sont de toute beauté et le sol est en fonte. La cloche de l’église, considérée comme une personne, après avoir été fouettée 12 fois et amputée de sa langue (le battant) et d’une oreille (une poignée) a été exilée en Sibérie pour avoir sonné le glas annonçant la mort de Dimitri. Elle est revenue à Ouglitch en 1892.

Nous passons ensuite devant le palais du Tsarévitch, un des plus anciens bâtiments civils de Russie du 15ème siècle.

Nous terminons par la visite de la Cathédrale de la Transfiguration du Sauveur.
En revenant vers le bateau, nous discutons avec notre guide, femme d’un certain âge, obligée de travailler l’été pour compléter sa maigre retraite : 5500 roubles par mois soit environ 140 €. Elle était traductrice de documents techniques en français et en allemand. Avec humour elle nous décrit la situation à Ouglitch où il ne reste que 2 usines dont une de fabrication de câbles électriques qui fait un bruit terrible 24h/24 mais que l’on supporte car elle donne un peu de travail à la population qui en manque cruellement. Elle nous dit également le manque d’hommes pour les femmes du village. A l’époque soviétique, avec 10 roubles on pouvait manger, acheter un kg de pain, du lait et d’autres aliments. Aujourd’hui avec cette somme on ne peut plus acheter un kg de pain. Mais elle nous dit néanmoins ne pas regretter cette époque. Son mari, ingénieur agronome, regrette aussi par certains côtés l’époque soviétique car il constate que les terres agricoles sont l’objet d’une spéculation des nouveaux russes et ne sont plus utilisées pour alimenter la population.

Des moines, des cathédrales et du Kvas

Des moines, des cathédrales et du Kvas

Aujourd’hui, visite de La Laure de la Trinité St Serge à Sergueï Possad qui se trouve à 70 km au Nord Est de Moscou. Sur la route  nous traversons une zone où des travailleurs, principalement caucasiens, viennent vendre leurs services pour quelques roubles. Ils sont recrutés par les moscovites qui veulent réaliser des travaux de construction ou de rénovation pour pas cher. Ils attendent au bord de la route qu’une voiture s’arrête et qu’on leur propose quelques heures de travail. Notre guide les appelle « les noirs » et on sent bien dans ses propose le racisme latent.
Nous arrivons donc à la Laure de la Trinité St Serge, un des plus grands monastères de Russie.

Il héberge les restes de St Serge de Radonège qui le fonda et qui fit de nombreux miracles. Nous sommes accompagnés (pour la forme) par un séminariste « Eugène ». Notre guide traduit ses explications. Il nous abandonne très vite pour courir vers d’autres occupations visiblement plus importantes.  Nous commençons par la visite de l’Eglise St Serge qui accueille le réfectoire des moines, puis la Cathédrale de la Dormition de la Vierge où un office est en cours de célébration. L’intérieur est l’exacte réplique de celui de la Cathédrale de l’Assomption du Kremlin. Nous retrouvons les litanies des prêtres et les prières de fidèles devant les icônes.


Enfin nous visitons la Cathédrale de la Trinité où les moines assurent les prières devant les reliques de St Serge de 8 h à 21 h chaque jour sans arrêt. Un défilé ininterrompu de pèlerins vient embrasser la châsse où se trouvent les reliques du saint. Des femmes répondent en chantant aux prières du moine.


En sortant nous faisons une pause près d’une citerne jaune contenant du kvas, boisson rafraîchissante, sorte de bière à base de pain de seigle fermenté.


De retour à Moscou nous nous baladons dans la rue Arbat. Pas grand-chose à en dire !
Vers 16 h nous partons pour la gare fluviale du nord de Moscou pour embarquer sur le « Alexandre Benois » où nous sommes accueillis selon la tradition avec du pain et du sel.


En fin de journée nous assistons au passage d’une des 6 écluses qui vont nous permettre de passer du canal « Moscova-Volga » à la Volga.

 

La place rouge était …presque vide

La place rouge était …presque vide

Au lever la ville est embrumée. Il fait déjà chaud et on annonce 34 ° en fin de journée. Départ pour la place Rouge (Krasnaia plochadz).

Premier émerveillement : la cathédrale St Basile le Bienheureux érigée sur l’ordre d’Ivan IV le Terrible. Elle est surmontée de nombreuses coupes multicolores.

A gauche nous longeons les remparts du Kremlin, nous passons devant la Tour du Sauveur qui était l’ancienne entrée officielle du Kremlin et qui supporte un immense carillon.

Et nous voilà sur la Place Rouge.  Elle est quasiment vide.

A gauche, le mausolée de Lénine avec les tombes des dirigeants de l’union soviétique, au fond le musée national d’histoire, à droite un bâtiment qui occupe toute la longueur de la place et qui abrite le grand magasin Goum, au fond à droite la petite église Notre Dame de Kazan.

Au moment où nous arrivons pour la visiter un office est en cours. Nous avons néanmoins le droit d’entrée. Les femmes portent toutes un foulard, elles sont debout au milieu de l’église (il n’y a pas de chaises dans les églises orthodoxes et les offices peuvent durer plusieurs heures). Elles écoutent la litanie d’un prêtre qui leur tourne le dos et qui  fait face à l’iconostase (le mur d’icones). Elles font très régulièrement des signes de croix (à l’envers) et touchent le sol du bout des doigts. Elles prient devant des icones répartis dans l’église et font là aussi des signes de croix et des génuflexions. Un autre prêtre fait ensuite le tour de l’église avec un encensoir. Dans une petite salle adjacente d’autres personnes attendent pour être confessées par un prêtre habillé tout en noir. En ressortant les cloches carillonnent actionnées à la main par un homme dans le clocher.

Nous faisons ensuite une visite dans la galerie marchande du magasin Goum quasiment déserte également. Les magasins de marque se succèdent. Ils sont principalement destinés aux « nouveaux russes » ceux qui ont fait fortune lors du passage du communisme à un capitalisme débridé. Nous passons également devant le magasin « Gastronom n°1 » qui était le magasin d’état pendant la période bolchévique et où les moscovites faisaient la queue pour obtenir de quoi manger.

Cette visite se fait sous l’œil pas très attentif de la police locale :


Nous visitons ensuite le monastère de Novodievitchi, un monastère de jeunes filles. Après un petit détour par le Lac des Cygnes (sic) qui nous offre une superbe vue d’ensemble sur le monastère nous entrons dans le couvent.

Nous visitons la cathédrale Notre Dame de Smolensk.

Son iconostase est classique et comprend 5 niveaux : le 1er niveau représente les saints locaux. Au centre se trouve la porte royale qui donne l’accès à l’autel situé derrière l’iconostase. Seuls les prêtres y ont accès. A gauche de la porte royale, un icône représente la Vierge, à droite un icône représente le Christ. Le 2ème icône à droite représente le saint auquel est consacrée l’église. Les icones du  2ème niveau représentent la Déisis, la prière. Le 3ème niveau représente les fêtes religieuses, le 4ème niveau, les prophètes et le dernier niveau, les patriarches (équivalent du pape). Les métropolites sont l’équivalent des évêques et les popes des prêtres.
Nous reprenons notre visite par un arrêt sur le pont des amoureux, ainsi nommé car les jeunes mariés viennent sur ce pont pour déposer un cadenas à leurs noms sur des arbres métalliques le jour de leurs noces.


Ensuite, visite de la Cathédrale du Christ Sauveur.

Elle a été détruite à l’explosif en 1931 par Staline pour construire le palais des Soviets qui n’a jamais vu le jour. Elle fut d’abord remplacée par une piscine et après un appel aux dons publics, la cathédrale est reconstruite en 5 ans et est consacrée en l’an 2000.
Nous poursuivons notre découverte de Moscou par la visite du Kremlin (qui signifie « forteresse »). L’enceinte comprend 18 tours. Nous entrons par la tour Koutafia. Nous passons devant l’ancien arsenal puis devant le palais des congrès actuellement en rénovation qui accueillait le congrès du PC à l’époque soviétique. Puis nous arrivons sur la place des Cathédrales qui regroupe 4 cathédrales, un palais et un clocher.

Nous visitons la Cathédrale de l’Assomption où furent couronnés les tsars à partir d’Ivan le Terrible. L’intérieur est somptueux. Des fresques couvrent chaque centimètre carré des murs et des piliers circulaires.

Nous visitons ensuite la Cathédrale de l’Archange St Michel, blanche avec des bulbes dorés, elle est la nécropole des princes de Moscou et des premiers tsars.
Nous assistons à la relève de la garde devant la flamme du soldat inconnu. Les jeunes militaires assurent un tour de garde d’une heure en été et d’une demi-heure en hiver. La relève se fait au pas de l’oie.


Pour terminer cet après-midi nous repartons par la place du Manège qui se trouve derrière le musée national d’histoire et nous reprenons le bus devant la Douma (Assemblée nationale) tout près de l’Avenue Tverskaia, l’artère la plus importante de Moscou.


Après diner, visite de Moscou by night. Nous commençons notre visite par le métro moscovite. Nous descendons à la station « Prospect Mira » (avenue de la Paix). Les escaliers roulants sont longs et particulièrement raides. Il est difficile d’y voir de verticales et des horizontales ce qui est assez déroutant. Bien qu’il soit 21 h 30 la foule est encore dense. Nous sommes dimanche soir et les moscovites reviennent de leurs datchas pour reprendre le travail le lendemain. Le métro comprend une voie circulaire et plusieurs voies radiales. Les stations sont superbes.

Nous retrouvons l’air libre sur la place du Manège illuminée. Petit tour par la Place Rouge magnifiquement éclairée puis retour à l’hôtel après un détour par le Lac des Cygnes et le monastère de Novodivitchi et le Mont des Moineaux. A cet endroit beaucoup de jeunes plus ou moins alcoolisés, un regroupement important de motards et une belle vue sur le complexe olympique et sur le gratte-ciel de style stalinien qui abrite l’université Lomonossov.