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Seuls dans le désert *5

Pour ne rien changer, nous repartons sur la route vers la Bolivie pour quelques kilomètres seulement avant d’obliquer vers le sud. Les camions sont toujours là et comme la route est en travaux sur des kilomètres, on peut voir ce que ça donne avant et après le passage d’un camion.

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Ensuite nous entrons sur la piste et nous la quitterons seulement à notre arrivée à 200 km de là. Ca secoue dur mais les paysages sont tellement impressionnants que nous ne faisons pas attention au transport.
Nous contournons tout d’abord le volcan Guallatire, actif, avec ses fumerolles au sommet.
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Au pied du volcan le village du même nom (qui veut dire en aymara la place des oies sauvages) ne comporte qu’une habitante qui tient l’auberge et le poste de police qui surveille les allées et venues dans la Réserve des Vigognes que nous traversons.
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Un peu avant nous avions traversé le village d’Antuca, 2 habitants. On en a vu une courir (à 4000m) après un muro, une sorte de lama sans oreillle.
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Aux bords de la piste toute une faune se balade : des suris (prononcez souri) qui sont des petites autruches, des vigognes (car nous sommes quand même dans leur réserve) et des lamas. En interrompant un troupeau en train de traverser la route, on bénéficie d’une belle brochette.
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Nous arrivons au Salar de Surire (la place des autruches) à 4245m d’altitude. Ce salar de 17km² est exploité sur 7 km² pour l’extraction du bore. Il est protégé sur le reste de sa superficie car c’est une zone de nidification des flamants roses.
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Nous pique-niquons à Chilcaya (village fantôme) au bord du salar (fait froid !) puis nous en faisons le tour pour continuer notre chemin. A l’extrémité du salar se trouvent les thermes de Polloquere. C’est en fait un mini Yellowstone : odeur de soufre, couleur bleu turquoise par endroit et eau oscillant entre 30 et 80°C. En pratique on peut s’y baigner mais pour ça il faut se déshabiller, enlever nos 4 couches de vêtements (tee shirt + pull+polaire+parka), et avec le vent qu’il fait c’est mission impossible pour nous. Il est vrai que nous ne sommes pas très courageux !
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Plus loin de nouvelles immensités s’offrent à nos yeux, dominées par un superbe volcan.
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Enfin nous terminons cette immense journée passée loin de toute civilisation (pas vu d’être humain entre 10h et 17h) par un arrêt dans le village cérémoniel d’Isluga. Plusieurs villages sont ainsi abandonnés mais revivent au moment des solstices d’hiver (en juin) et d’été (en décembre) pour des cérémonies plus païennes que religieuses qui rassemblent des milliers de personnes.
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