Qui croyait que Pougne Hérisson était le nombril du monde ? En fait, l’omphalos (le nombril) du monde est à Delphes, là :
C’est Zeus qui l’a dit, alors on a intérêt à le croire sous peine de recevoir les foudres divines ! Nous voilà donc au centre de l’univers, sur le Mont Parnasse, à flanc de montagne.
Ici, Apollon, toujours lui, a terrassé le python qui protégeait l’oracle et ainsi se l’est approprié. C’est de là que vient le nom de Pythie de Delphes, internationalement connue. La pythie faisait généralement des prédictions ambigües, comme ça il n’y avait aucune contestation possible. Le site était donc un sanctuaire dédié à Apollon où des pèlerins venaient remercier le dieu avec des offrandes. On appelait cela des trésors. Le seul trésor reconstitué à Delphes est celui des Athéniens en remerciement de leur victoire à Marathon.
Au milieu du site, le grand temple d’Apollon est immense et repose sur un mur de soutènement polygonal dont les pierres sont parfaitement ajustées. Un travail d’orfèvre !
On poursuit notre ascension pour arriver au théâtre en partie conservé qui pouvait accueillir quelques 5000 spectateurs.
Dans le musée archéologique, les objets trouvés sont rassemblés. De tous petits objets mais aussi des statues entières en bon état : le sphinx qui était posé au sommet d’une colonne d’une dizaine de mètres et le célèbre Aurige de Delphes, une des rares statues en bronze retrouvé intacte (le bronze étant grandement recherché par les visiteurs pour le transformer en armes). Du char et des chevaux qu’il conduisait il ne reste que quelques petits fragments visibles dans une vitrine proche.
Après cette nouvelle balade dans le temps au 7ème siècle avant JC, nous redescendons un peu vers le sud pour aller visiter le Monastère d’Ossios Loukas. Au passage on s’arrête à Distomo pour déjeuner dans un petit restaurant local. Le propriétaire cuisinier, très sympa, nous invite dans la cuisine pour soulever les couvercles des casseroles et ainsi décider de ce que nous souhaitons manger : ce sera fritures de poissons, moussaka et tsatsiki. Succulent.
Nous remontons vers le Monastère de St Luc le Stiriote.
Ensemble architectural byzantin de grande envergure il est vraiment magnifique avec ses murs en couleurs et ses marbres sculptés.
Dans la crypte les fresques sont très bien conservées et dans le Katholicon, l’église principale, les mosaïques en or nous éblouissent;
Avant de partir nous prenons un moment pour déguster un café glacé (typique) avec un petit gâteau, spécialité du monastère, sur une immense terrasse qui domine la vallée. Et nous redescendons au niveau de la mer, à Galaxidi.















