Grande journée dans les Météores. Mais le site le mérite amplement. Autrement appelées les colonnes du ciel, cette forêt de pierres recèle des trésors.
Nous commençons notre tour par un arrêt sur la route pour admirer le petit monastère de Saint Nicolas qui se détache sur son piton rocheux. Nous reviendrons le visiter en fin de matinée.
Pour l’instant nous allons au monastère de Varlaam, situé tout près du Grand Météore que nous avons vu hier. Le panier à provision est au sol attendant qu’on le remonte jusqu’au sommet. L’à-pic est vertigineux !
C’est le monastère de la Toussaint. Il est posé à 373 m du sol. On raconte que son église a été construite en 20 jours, mais qu’il a fallu 22 ans pour monter tous les matériaux au sommet. Cela semble assez crédible.
L’église est impressionnante comme toutes les autres : il n’y a pas un cm² sans fresques. Tous les murs et les plafonds sont recouverts d’une iconographie d’une exécution remarquable. On en prend plein les yeux. Les ambons (socles où sont posés les évangiles) sont en marqueterie incrustée de nacre et d’ivoire ! Mais toujours pas de photos !
Par contre on peut prendre en photo le filet et le treuil qui servait à monter les moines ainsi que l’énorme barrique du 16ème siècle pouvant contenir 12 000 litres de vin. On se demande bien ce qu’ils en faisaient !
On surprend un moine à l’ouvrage (c’est un faux :-))
On a une belle vue sur le monastère du Grand Météore et sur son cortège de pèlerins (il y en a, notamment des russes) et de touristes en pleine ascension.
Et nous reprenons la route. Nous allons redescendre vers St Nicolas, mais avant, nous trouvons un belvédère parfait qui nous donne une magnifique visions des monastères : d’abord Varlaam devant le Grand Météore, puis le Monastère de Roussanou, et sur la dernière photo, de nouveau Roussanou et au loin St Nicolas. On pourrait rester toute la journée devant ce spectacle !
Donc St Nicolas Reposant : il faut monter, monter, monter et on arrive dans un tout petit monastère, avec une toute petite église. Seuls 7 à 10 moines y vivaient (y vivent peut-être encore ?) Trop mimi ! On voit encore un morceau de l’échelle qui servait pour accéder au monastère, Ca donne envie, non ?
Allez, la journée n’est pas terminée. Avant de déjeuner on a encore le temps de s’en faire un petit dernier ! Ce sera le monastère de St Etienne (Agios Stéfanos). On passe d’abord devant le monastère de la Sainte Trinité (Agia Triada). Mais nous ne nous y arrêtons pas. Trop d’escaliers à gravir et on fatigue surtout qu’il fait toujours aux alentours de 34-35°C et qu’il est midi et, bon, on n’y va pas et c’est tout ! Ceci dit il est quand même beau à voir de loin :
Il nous reste une heure avant la fermeture (à 13h30) pour visiter St Etienne. On arrive, on effectue le rituel de l’habillement (on l’a fait dans tous les monastères) car on ne doit pas montrer ses genoux ni ses épaules. Les garçons ont mis leurs pantalons et nous on met une jupe (pantalons interdits pour les filles) et on se couvre les épaules, on paye (normal il faut bien participer à l’entretien des lieux) et on ne monte pas d’escaliers. Le parking est au niveau du monastère. Ca c’est sympa pour nos genoux.
Ce monastère est le plus récent, il date du 19ème siècle et il domine la plaine de Thessalie.
On va maintenant manger, car la grimpette ça creuse. On emprunte la route des crêtes et on trouve un petit resto où la cuisine locale est faite au feu de bois. Miam !
Il nous reste encore un monastère à visiter, celui de Roussanou dit de Ste Barbe (Agia Barbara). Quoi ? encore des marches ?
Buvons la coupe jusqu’à la lie et montons ! Ce monastère est en fait occupé par des moniales et est un des plus anciens des Météores.
Apparemment il en resterait encore quelques uns à voir de ce type :
Mais là, à moins de se faire déposer par hélicoptère, je ne vois pas comment faire. Du coup on va retourner à l’hôtel pour prendre une douche et se poser 5 minutes. Sacrée journée !!























