Nous changeons de région, et nous entamons un virage à l’ouest pour nous diriger vers les Maramures (prononcez maramoureche). Cette région très très très rurale a longtemps vécu en totale autarcie. La modernité commence à y montrer ses effets. En attendant, en ce dimanche matin, nous ne sommes pas encombrés par la population. On pourrait même dire qu’il n’y a pas un chat !
Nous traversons Ciocanesti et ses maisons décorées de motifs géométriques traditionnels. A noter qu’après les meules de foin on trouve des meules de bois. Jolie construction !
Et à partir de là les choses se compliquent. Comment dire ? On nous a prévenu que les 70 kms qui suivent allaient être difficiles car cette route de montagne, au demeurant très pittoresque, est truffée de nids de gallinacés et autres volatiles (autruches, mammouth, perruches etc…). Donc on s’y engage avec précaution. Effectivement c’est bien le cas mais en plus pendant 70 km nous zigzagons entre les chantiers des ponts et chaussées locaux. Dur dur ! Et surtout très long à 30km/h de moyenne !
Heureusement on est dimanche et les engins et les ouvriers sont au repos. Pendant ce temps là on sort de la messe, endimanché (c’est normal c’est dimanche) avec les costumes traditionnels. Vous remarquerez le port de la jupe sous la poitrine, ce n’est pas très élégant mais c’est superbe !
Les maramures sont surtout réputés pour les églises en bois au clocher effilé. C’est vrai qu’elles sont d’une élégance rare. D’abord l’église de Dragomiresti, puis celle de Bogdan Voda légèrement étouffée par se voisine (issue de la folie de normalisation d’un dénommé Ceausescu)
Et pour finir cette journée, on s’arrête à Ieud pour admirer la plus ancienne église en bois de Roumanie datant de 1364 située sur une petite colline qui domine la ville. Trop belle dans son cimetière aux herbes folles.
Et une fois n’est pas coutume, on nous autorise à photographier les peintures intérieures datant de 1782. Cette toute petite église est vraiment charmante et nous en profitons pour y passer un bon moment.
En repartant on croise un groupe d’italiens. Et heureusement qu’ils arrivent car un peu plus bas nous souhaitions visiter un petit musée ethnographique qui était fermé. En repartant, c’est magique le musée est ouvert. On s’arrête et le propriétaire nous fait la visite en…italien. Tiens comme c’est bizarre, on dirait qu’il attendait des italiens. Bon en gros on a quand même compris ce qu’il nous disait. On termine notre journée par un arrêt à l’église d’en bas d’Ieud et on se rend à notre étape du soir à Botiza, petit village typique où nous sommes hébergés chez l’habitant. On nous accueille avec un café et un grand bol de cerises du village. Sympa !













