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Dans la corne du Cap aux morues *14

Ce matin il pleut. Pas de chance. On attend un peu en discutant de la France avec notre serveuse du petit déjeuner et on se décide à partir vaille que vaille au moment d’une éclaircie. Bonne idée car bien que le temps reste gris, il ne fait pas froid et la pluie nous sera épargnée tout au long de la journée. Nous nous rendons maintenant vers le Nord-Est de la péninsule devenue île par le percement d’un canal en 1914 pour faciliter le passage des bateaux. Toute la côte Est est protégée. Et oui, la traduction littérale du lieu est bien « Cap aux morues ».  Premier arrêt : le Nauset Light Beach. Joli petit phare mais il est interdit de se garer ou de s’arrêter, c’est écrit sur la pancarte. On s’arrête quand même pour voler une photo !

   

Notre guide nous indique ensuite la Marconi Station. C’est d’ici que Marconi a établi la première communication transatlantique en 1903 à partir d’une station de télégraphie sans fil. On arrive, on la cherche, on ne voit rien, puis on lit la pancarte explicative : le site où était érigé la station Marconi a maintenant disparu, englouti par le recul de la terre ! Hahaha, elle est bien bonne !

 

En regardant côté terre, on se rend compte du paysage et de la végétation assez basse. Les tempêtes hivernales sont rudes par ici.

Autre phare, autre problème de recul de la terre. Ici le Highland Light. Ce phare construit en 1797 a du être reconstruit en 1857 puis déplacé en 1996 de 150 m. Son emplacement d’origine est maintenant à quelques mètres de la falaise et il est bien indiqué de ne pas s’approcher sous peine de se retrouver en bas de ladite falaise.

   

Au bout de l’île, nous arrivons à Provincetown. En été la population passe de 3 000 à 60 000 personnes ! En plus c’est le 1er week-end de juillet et de la fête nationale. Donc inutile de vous dire que nous n’avons fait que passer. Impossible d’approcher le centre ville. Nous nous retrouvons par hasard dans une rue envahie de piétons et apparemment pas interdite aux voitures. Bref, nous traversons tant bien que mal et nous repartons d’où nous venons. Au passage on côtoie une belle plage, mais là encore parking interdit des 2 côtés de la voie. La vie de touriste de passage à Cape Cod n’est pas facile !

   

Nous empruntons une petite bande de terre où se succèdent des petites maisonnettes avec accès direct à la plage. Sympa ! Ici, on s’achète des sandwichs pour pique-niquer un peu plus loin (ce n’est pas trop le temps mais bon, pourquoi pas).

   

Avant de revenir sur la côte sud, nous faisons un arrêt rapide à Wellfleet sur les quais avec accès direct à la plage. C’est assez rare pour le signaler. Parking gratuit, alors que dans la plupart des cas le parking est à 25 ou 30 dollars la journée.

Et pour terminer notre journée, et alors que le ciel redevient bleu, nous allons jusqu’à la Kalmus Park Beach, à Hyannis pour profiter là encore d’une plage accessible. Nous y retrouvons les protections pour les nids des oiseaux protégés (ce sont des pluviers). On prend un café avec vue sur le port de Hyannis et sur le ferry catamaran qui revient de Nantucket, île très sélecte comme sa voisine Martha’s Vineyard. Pour les visiter il nous faudra revenir, nous n’avons pas assez de temps devant nous.

   

Demain c’est notre dernier jour et le programme n’est pas encore établi. En tout cas on va se diriger vers le nord et vers Boston pour prendre l’avion en toute fin de journée.

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