Donc, grande journée à 40 °C pour visiter la ville. Nous visitons tout d’abord le mausolée d’Ismaïl Samani, fondateur de la dynastie des Samanides, qui date du 10ème siècle. Ce cube de 10m de côté est caractérisé par ses façades en dentelle de pierre. Il a été préservé des mongols car il avait été enterré volontairement sous une colline.
A quelques centaines de mètres, se trouve le mausolée de Tchachma Ayoub (Job). Il commémore le jaillissement d’une source par Job. A l’intérieur un petit musée de l’eau rappelle qu’il y avait plus de 100 bassins à Boukhara qui ont été fermés par les soviétiques en 1960 (il n’en reste que 3) car l’eau transmettait un grand nombre de germes.
En revenant vers le centre de la ville, nous faisons un arrêt à la Mosquée Bolo Haouz. On se déchausse, on met un foulard et on entre.
Quelques pas plus loin nous voilà à la forteresse de l’Ark. Demeure des Emirs de Boukhara depuis plus de 1000 ans, elle a été démolie, puis reconstruite, puis démolie, puis… au gré des envahisseurs divers et variés. Dans la salle du trône l’Emir nous contemple.
Le clou du spectacle, tout au moins pour aujourd’hui, c’est l’ensemble Po-I-Kalon. On entre dans la mosquée par la petite porte de derrière, ce qui n’est pas autorisé. Après une vive discussion, nous entrons, surtout après avoir accoutré les hommes en bermuda d’une jolie jupe noire et blanche. La vue sur le minaret est magnifique.
Les dômes bleus que l’on aperçoit sont ceux de la Médersa Mir-I-Arab, parée d’un superbe échaffaudage. Il fait toujours une chaleur intense. Nous nous arrêtons une heure dans une boutique de broderie. Cette pause est bienvenue.
Puis un petit passage à l’hôtel à 18h pour prendre une douche expresse. Puis nouveau départ à 18H30 pour l’apéro chez un marchand de tapis (ce n’est pas une blague). En sortant la nuit est tombée et les monuments prennent une toute autre dimension.
Il est plus qu’urgent de rentrer se reposer.


















