Aujourd’hui nous continuons notre visite du désert de Tarapaca. Les oasis se succèdent. Nous nous arrêtons à Matilla pour visiter l’église Saint Antoine de Padoue où une représentation de la Cène grandeur nature est du plus bel effet
La route est sans fin dans ce désert exclusivement minéral
La visite suivante se déroule sur le site des géoglyphes de Pintados. Plus de 400 représentations couvrent les versants des collines du salar du même nom. Elles dateraient de 1000 à 1400 et les spécialistes s’arrachent les cheveux car ils ne trouvent toujours pas de signification aux figures dessinées.
Après déjeuner, nous visitons Humberstone, ville fantôme n’ayant pas survécu à la fin de l’exploitation massive du salpêtre dans la région. On se croirait à Cody dans les ghost towns de la ruée vers l’or. Ici c’était l’or blanc. Elle a été occupée par 5000 habitants et est aujourd’hui sur la liste rouge des monuments en grand péril de l’Unesco. Effectivement !
Certains bâtiments sont encore debout et on se demande pourquoi, d’autres sont en rénovation. Une des particularité du site est la piscine aux plaques de tôles rivetées avec gradins et plongeoirs. Dans une région où la moindre goutte d’eau est sacrée c’est vraiment surprenant.
Nous écourtons notre visite en raison d’une tempête de sable. De plus nous ne sommes pas bien sur que les tôles des toitures vont bien résister au vent.
Nous terminons la première partie de notre voyage avec notre chauffeur Mario et notre guide Andrea à la gare routière d’Iquique, ville étonnante, coincée entre le Pacifique et une immense dune de sable. Ville potentiellement exposée aux tsunamis. La signalisation à chaque carrefour l’indique au cas où les habitants l’oubliraient.
Ensuite nous nous armons de patience : 7 h d’attente pour prendre un bus de nuit à 23h vers San Pedro de Atacama. On part, on s’endort car nous bénéficions de sièges couchettes et à 3h du matin nous nous retrouvons tous dehors à grelotter avec nos valises à la main pour passer un contrôle de sécurité comme dans les aéroports mais en pleine nature ! Quand tout le bus est passé, nous avons le droit de reprendre notre nuit. Sympa !









