On continue à optimiser notre temps. Donc petit déjeuner à 7h et départ à 7h45. Nous sommes seuls dans le métro en ce dimanche matin alors qu’hier soir en rentrant il était bondé. Il faut dire qu’il y avait un match de foot et que la station qui dessert notre hôtel est aussi celle du stade. Donc…
Alors ce matin direction le Park Güell.Eusebi Güell, industriel et mécène de Gaudi, lui a confié la création d’une cité idéale qui devait accueillir une soixantaine de maisons. Au final seules 2 seront construites mais la marque de Gaudi se retrouve dans tous les aménagements de l’espace monumental du park :
des pavillons de l’entrée aux viaducs destinés à faciliter la circulation naturelle
de la grande place caractérisée par son banc sinusoïdal revêtu de trencadis à la salle hypostile, forêt de colonnes doriques destinée au marché
du dragon, embème du park à l’escalier monumental
Là aussi tout est symbole. Il faudrait y passer des heures pour tout décortiquer. L’ensemble est vraiment fantastique. On retrouve ici les couleurs et les formes exotiques imaginées par Gaudi, incontestablement le maitre du modernisme et de l’avant garde du 20ème siècle.
Allez, on repart. Il fait toujours beau et bon, profitons en. On se dépêcha car on veut attraper la visite guidée en français de l’Hospital de la Santa Creu (Sainte Croix) i Sant Pau (Saint Paul) à 11h. On arrive in extremis. C’est l’ensemble moderniste le plus important de Barcelone, œuvre de Luis Domenech i Montaner. Cet hôpital a été construit entre 1902 et 1930 grâce au legs du banquier Pau Gil. Il s’agit en fait d’une ville dans la ville qui devait regrouper 48 pavillons isolés les uns des autres destinés à différentes spécialités médicales mais reliés entre eux par 1km de galeries souterraines. Avant-gardiste encore ! Cet hôpital n’est plus en service depuis 2009, le nouvel hôpital ayant été construit derrière celui-ci.
Le bâtiment principal occupé par l’administration est richement décoré
Mais la vraie merveille c’est quand on arrive sur la place centrale et qu’on découvre l’ensemble architectural formé par les pavillons : symétrie, couleurs et formes (encore et toujours) et le calme de l’espace ainsi constitué. Superbe !
On visite le pavillon chirurgical avec ses 3 blocs opératoires dotés de façades entièrement vitrées pour bénéficier de la lumière naturelle maximum et le pavillon de Sant Rafael avec sa grande salle commune baignée de lumière également qui accueillait au début du siècle 28 malades
On profite du site au maximum et on reprend notre route. Pause déjeuner et on tente encore une fois d’accéder à une visite guidée en français au Palau de la Musica Catalana. Trop tard, les visites en français sont complètes. La prochaine est à 15h et en anglais. Pas de problème, on y va. Cette salle de concert privée est un exemple caractéristique du modernisme catalan et encore une réalisation de Luis Domenech i Montaner. Lumière, couleurs et formes, tout y est : une coupole de vert et de vastes fenêtres pour la lumière, un fond de scène représentant les 18 muses en pierre et mosaïques, un balcon aux colonnes toutes différentes. Au final c’est une salle unique à l’acoustique étonnamment excellente.
La façade n’est pas en reste
En poursuivant notre chemin dans le Barri Gotic, le quartier historique de Barcelone, nous nous arrêtons boire un coup sur la Plaça Reial.
Il ne nous reste plus le temps que pour une visite. Ce sera le Palau Güell, première réalisation d’envergure de Gaudi. C’était l’habitation de la famille Güell, immeuble de 5 étages au dessus d’un sous-sol qui servait d’écuries et qui est surmonté d’une terrasse aux multiples cheminées colorées. Dès l’entrée par de magnifiques portes en fer forgé on reconnait le souci du détail de Gaudi. Les plafonds en bois sculpté et le salon central, pièce maitresse du palais d’une hauteur de 15 mètres reflètent la grandeur voulue pour cet immeuble hors normes.
La nuit est tombée, il est 19h30. On repasse par la Plaça Reial pour une petite sangria et on se rend à notre dernier rendez-vous de la visite au Tablao El Cordobes pour diner et assister à un spectacle de flamenco très pro. Belles performances vocales et physiques.
Il est bientôt minuit et il nous faut rentrer. Il n’y a plus personnes dans les rues.
Voilà ! Nous reprenons le chemin du retour demain matin. Séjour trop trop court. Il y a tellement de choses à découvrir dans cette magnifique ville. On reviendra sans aucun doute !


























