Nous quittons la ville pour aller à Chakhrisabz, terre natale d’Amir Timour, plus connu sous le nom de Tamerlan. Nous prenons une route de montagne à la circulation intense, en voiture car les bus ne sont pas autorisés à emprunter cette route parfois à forte pente. Une ligne blanche est tracée tout du long et tout le monde s’en moque. Il faut éviter les trous de la route, les vaches et leurs veaux, doubler tous les petits utilitaires « Damas » qui fourmillent, zigzaguer entre les autres véhicules, un vrai gymkhana !
Au bout de 2h30, nous arrivons entiers. Ouf ! Chakhrisabz a été fondée il y plus de 2500 ans. Elle a donc une longue histoire, mais la partie qui nous intéresse concerne le 14ème siècle avec la naissance de Tamerlan sur ces terres. Au fil du temps, la ville fut détruite, puis reconstruite, puis détruite, puis… Tiens ! Il me semble avoir déjà entendu ça quelque part ! Tamerlan considérait la ville comme la 2ème plus importante de son empire. En 1395, il fit construire un palais et d’immenses jardins. On entre par l’arrière du site, tout près de la mosquée Kok Gumbaz.
Dans la cour intérieure, on admire 2 mausolées
En s’éloignant vers la crypte, on a une très belle vue sur l’ensemble. La crypte n’a été découverte qu’en 1943. C’est dans ce sarcophage que Tamerlan avait prévu d’être enterré mais finalement il l’a été à Samarcande.
Près de la mosquée Khazreti Imam, 3 énormes platanes plantés au 14ème siècle, assurent un ilôt de fraicheur.
Il fait une chaleur intense encore aujourd’hui. Nous traversons les jardins (sans ombre car il est 13h pour aller déjeuner. En repartant, nous empruntons la grande allée qui conduit à la statue d’Amir Timour située à l’emplacement du palais Ak Saray. Celui-ci a disparu, il n’en reste que les vestiges d’une arcade de 40 m de haut, flanquée de 2 tours de 65 m de haut.
Il est 16h nous devons prendre la route du retour et retrouver le flot de véhicules en tout genre.









