Hier soir nous avons quitté le Parc Régional des Grands Causses. Nous allons passer cette journée à la limite de l’Aveyron, du Gard et de la Lozère. Pour commencer, nous visitons Nant et son marché à l’entrée des gorges de la Dourbie. Là encore de belles maisons médiévales et leurs porches bien conservés. Un peu plus loin l’Abbatiale St Pierre des 11ème et 12ème siècles et le pont de la Prade du 14ème siècle qui enjambe la Dourbie.
En poursuivant notre route nous passons dans le Gard pour entrer dans le Parc National des Cévennes et plus particulièrement dans le massif du Mont Aigoual. Le sommet est accessible en voiture (on est vieux !) et la vue y est magnifique. C’est le point culminant de notre voyage : 1567 m.
En revenant sur nos pas nous décidons de tenter d’arriver à l’Abîme de Bramabiau pour une des visites qui commencent à la demie de chaque heure. Les minutes défilent et nous arrivons à 29. Et, une fois n’est pas coutume, la visite n’est pas commencée et on nous attend 1 km plus bas. Le chemin est pentu mais la guide et les quelques visiteurs présents sont patients. Et nous voilà face à une fente dans la falaise. Vraiment ? On va rentrer là-dedans ?
Eh oui ! Cet abîme porte ce nom car lorsqu’il y a beaucoup d’eau le bruit ressemblerait au brâme d’un boeuf. C’est ici que serait née la spéléologie grâce à Jean Martel qui s’engage à la fin du 19ème siècle dans Le Bonheur, une rivière souterraine. Au départ, aidé d’un petit bateau, puis à la nage dans une eau à 6 °C et éclairé par des bougies, il va, avec son équipe, réussir à faire la traverser de 1.5 km qui va l’amener du côté de Bramabiau. La balade est impressionnante tant ce passage est étroit. La rivière a creusé le calcaire sur plus de 80 mètres de profondeur et ce, pendant des millions d’années. Elle a une largeur de 1 à 2 mètres mais lors de grandes crues elle peut grimper de façon incroyable. Il ne ferait pas bon se trouver coincer ici à ce moment là. Et non, sur la 2ème photo ce n’est pas une peinture sur la paroi, mais le jeu de la lumière dans les anfractuosités naturelles de la roche.
Notre journée tire à sa fin, nous remontons tranquillement vers le parking et rejoignons notre petit studio, près du clocher de l’église, pour écouter s’égrener les heures. Promis nous ne ferons pas de procès à la commune !








