Nous n’en avons pas fini avec le sud de l’Albanie. Par un soleil radieux, en suivant la baie de Vlora, nous laissons à notre droite la petite île déserte de Sazan, autrefois zone militaire interdite, bientôt reconvertie en complexe hôtelier ainsi que la péninsule de Karaburun.
Au bout de la péninsule 2 mers se rencontrent : la mer adriatique et la mer ionienne. C’est également ici que la distance avec l’Italie est la plus petite, 72 km, dans le détroit d’Otrente.
Nous entamons notre montée vers le col de Llogara dans une zone très arborée et protégée. Au col la vue est splendide :
Non ce n’est pas internet qui bug, c’est le paysage. Bon d’accord on est un peu dans les nuages. En redescendant nous entrons dans la municipalité d’Himara devenue grande, mais qui se composait initialement de 7 villages : 3 parlant grec et 4 parlant albanais. Il est vrai que nous sommes maintenant très près de la frontière grecque.
Bon le temps est plus clair mais ce n’est pas encore merveilleux. Cette zone encore peu peuplée risque fort de voir arriver des cohortes de touristes dès que le tunnel passant sous le col sera en service l’an prochain. Nous faisons un arrêt dans la baie de Porto Palermo. Sa forteresse construite par Ali Pacha attire l’attention des passants.
Nous longeons la belle côte ionienne avant de rentrer dans les terres. Le paysage change, les terrasses creusées pendant l’époque communiste par les jeunes des villes ne sont plus exploitées.
Arrêt suivant, la petite bourgade de Xamil, créée par le dictateur Enver Hodja pour surveiller la frontière maritime avec Corfou juste en face et la frontière terrestre avec la Grèce
La matinée tire à sa fin. Nous déjeunons à Butrint où nous allons passer l’après-midi. Après le déjeuner le tonnerre gronde au loin, le ciel est noir, quelques gouttes tombent. Et nous partons pour une ballade à pied de 2 heures dans le site archéologique de Butrint. C’est un site de première importance classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il est situé sur une péninsule à l’intérieur d’un lac de 16km² relié à la mer par le canal Vivari. L’environnement naturel est particulièrement riche. Quelques minutes après notre entrée dans le site, l’orage nous rattrape et ne nous quittera pas. Sous une pluie parfois battante, nous résistons fièrement à l’adversité et profitons de ce site incroyable : les bains thermaux, le théâtre, l’église, le forum…
Et bien sûr, quand nous quittons les lieux le beau temps revient ! Nous arrivons à Saranda, ville très très touristique à une encablure de Corfou. La vue de notre chambre d’hôtel est sympa si on fait abstraction de tous les autres immeubles !













