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Au nord du Cotentin *1

Départ bien matinal pour quelques jours en Cotentin. Et oui, de temps en temps, on peut rester en France ! Alors direction Cherbourg et ses alentours. Nous commençons notre balade par la côte nord ouest du nord du Cotentin, petite péninsule portant le nom de la Hague.  Il fait beau très beau et nous pouvons ainsi profiter pleinement de l’océan et de ces petits ports. Le premier est celui du Hâble. Charmant !

   

Nous traversons de jolis villages harmonieux dont les églises sont toutes différentes. Leurs clochers servent d’amer et leurs différences permettent aux marins de trouver des repères. Puis nous arrivons à Port Racine. C’est dit-on le plus petit port de France. Les bateaux ne sont échoués que temporairement, le temps que la mer descende puis remonte. Pas ‘ancres ici juste une attache à des filins qui traversent le port. Tandis qu’au loin les porte-containers, tankers et autre cargos passent et repassent. Près de 20% du trafic mondial y transite. Ce n’est pas rien.

   

Nous passons sur la côte ouest de la péninsule de la Hague. A Goury, nous faisons face au Raz Blanchard. C’est là que passe un courant extrêmement dangereux qui circule entre la côte française et l’île d’anglaise d’Aurigny que l’on peut voir par beau temps. Pour surveiller ce passage et secourir les bateaux en détresse, Goury s’est doté d’une station de sauvetage en mer dès 1870. Le bâtiment octogonal permet aux sauveteurs d’accéder à la mer grâce à des rails, soit par le port (à sec à marée basse) soit en pleine mer. Ingénieux !

   

Mais Goury arbore aussi fièrement son phare de 50 m de haut. En traversant les petits villages, même la décoration des toits nous rappellent qu’ici c’est le royaume des marins.

   

On continue à longer la côte ouest. Au loin la ville de la Hague, connue (visiblement au grand désespoir de ses habitants) pour l’usine de « traitement du combustible nucléaire usé ». Pomme de discorde entre les habitants pro ou anti-nucléaire, entre les communes de la côte ouest bénéficiant d’une manne financière et les communes de l’est plus pauvres et entre l’intérêt des emplois et le risque sanitaire.

Mais revenons à notre balade pour découvrir le Nez de Jobourg du haut des falaises avoisinantes.

Et la journée est déjà finie. Retour à Cherbourg pour la nuit.

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