Nous découvrons Reims sous un beau soleil printanier. Face à la gare nous traversons un vaste espace vert créé à l’emplacement des anciens remparts de la ville. Une bouffée d’oxygène ! Colbert y siège. Il faut rendre hommage aux enfants du pays !
Nous empruntons la rue Drouet d’Erlon. La ville a subit des bombardements quotidiens entre 1914 et 1918. A la fin de la guerre 8000 habitations avaient été détruites et 5000 considérablement endommagées sur la 14000 que comptaient la ville. Il a alors fallu reconstruire vite après-guerre, ce qui a été fait entre 1920 et 1930 conduisant à une architecture plurielle.
Nous admirons au passage la fontaine Subé dont les 4 statues symbolisent les rivières qui arrosent la région : la Marne, la Vesle, la Suippe et l’Aisne.
Puis nous voilà au pied de la Cathédrale. Nous la contournons pour entrer dans la Bibliothèque Art Déco. Elle a été construite par la fondation Carnegie. La salle dans laquelle nous entrons a des murs en marbre et une très jolie lanterne créée par Jacques Simon, un maître verrier dont les œuvres sont omniprésentes à Reims.
Il est temps maintenant de se rendre à la Cathédrale Notre Dame, monument grandiose du 13ème siècle. Elle est bien évidemment connue pour avoir été l’écrin des sacres de 33 Rois de France. Ce n’est pas rien !
Détruite en grande partie pendant le 1ère guerre mondiale, elle devient un symbole et est reconstruite grâce à la solidarité internationale
En entrant, on salue l’Ange au sourire.
A l’intérieur, la sobriété du monument surprend tant l’extérieur en impose. Bien sûr sa hauteur sous voûte impressionne.
Là aussi les vitraux sont splendides et au dessus du chœur, l’œil est inexorablement attiré par les vitraux de Marc Chagall.
Quelle matinée ! Il est temps d’aller se restaurer…
Et on repart, cette fois ci nous nous dirigeons vers le sud pour visiter la Basilique Saint Remi. Vous noterez que je n’ai pas mis d’accent sur le E de Remi. C’est normal, il ne faut pas prononcer Rémi mais Remi. Oui je sais c’est étrange mais apparemment les Rémois y tiennent. Alors… Saint Remi est célèbre car c’est lui qui a baptisé Clovis. Enfin parait-il. On pense que la cérémonie a eu lieu entre 496 et 502.
Donc la Basilique a été construite au 11ème siècle pour abriter la Sainte Ampoule qui contenait le Saint Chrème utilisé pour le sacre des Rois et surtout pour abriter les reliques de St Remi. Elles sont conservées dans un reliquaire richement décoré, lui-même protégé par un tombeau.
Au centre de l’église se trouve un lustre qui représente une couronne avec 12 petites tours qui symbolisent les douze tribus d’Israël de la Jérusalem terrestre. Ses 96 bougies représentent la durée de vie de saint Remi, qui, selon la tradition, est mort à l’âge de 96 ans
Pour terminer notre journée, nous visitons le musée adjacent à la Basilique installé dans l’ancienne abbaye. Il y avait environ 200 moines dans cette abbaye.
Et voici St Remi
Et le clou du spectacle c’est une salle « waouh » où sont disposées 10 tapisseries du 16ème siècle relatant la vie de St Remi. Récemment restaurées elles se lisent comme une bande dessinée avec une multitude de détails. On pourrait passer des heures à les étudier. Passionnant !
Fin de journée et repos bien mérité !

























